Projet de code de la mutualité : les pharmaciens proposent le tiers payant en partenariat avec les mutuelles

L’autorisation accordée aux mutuelles, par le projet de code de la mutualité, d’avoir leurs propres officines inquiète les pharmaciens. La situation du secteur, en crise puisque les deux tiers des officines sont en cessation de paiement, risque de s’aggraver.

Les pharmaciens parlent d’«une destruction de la profession qui est la seule, en vertu de la loi 17-04, autorisée à distribuer les médicaments». Mais au-delà des répercussions sur l’activité des officines, cette disposition va à l’encontre de l’article 44 de la loi 65-00 interdisant aux gestionnaires de l’AMO d’être aussi prestataires de soins et ayant conduit à la fermeture de la pharmacie de la CNOPS. Le Conseil national de l’ordre des pharmaciens a rencontré, mardi 19 janvier, le ministre de l’emploi à qui il a proposé la signature d’un accord pour la mise en place d’un tiers payant avec les mutuelles. Ce qui permettrait aux patients d’acheter leurs médicaments en supportant seulement 20% de la facture. Le reste serait pris en charge dans le cadre du tiers payant. Un texte devrait, souligne la CNOPS, encadrer ce mécanisme. Il est à rappeler que le tiers payant mis en place avec la CNSS est vivement critiqué par certains pharmaciens qui n’hésitent pas à parler d’«échec notoire du mécanisme». Une deuxième rencontre est prévue ce vendredi avec le ministre de l’emploi, Abdessalam Seddiki, en vue d’étudier la proposition.