Programme Tayssir : près de 2.5 millions d’élèves bénéficiaires

Le programme Tayssir a bénéficié à 2 467 123 élèves appartenant à 1 546 651 ménages en 2020-2021, selon une étude d’impact social publiée par la Direction du Budget, relevant du ministère de l’Economie et des finances.

 



Sur le plan quantitatif, en 2008-2009, année de son lancement, le programme a bénéficié à 87.795 élèves appartenant à 47.052 ménages, deux ans plus tard, en 2010-2011 à l’issue des deux années expérimentales, le programme a bénéficié à 609.000 élèves, ressort-t-il de cette étude intitulée « Evaluation de l’impact social du programme Tayssir ».

En 2017-2018, dernière année de la première phase du programme utilisant le ciblage géographique, le nombre de bénéficiaires s’élevait à 709.038 élèves, ajoute l’étude. Sur le plan qualitatif, poursuit la même source, les différentes évaluations effectuées montrent avec des chiffres à l’appui, que le Programme a réduit considérablement le taux d’abandon scolaire chez les élèves et plus particulièrement chez les filles (réduction du taux d’abandon scolaire de 92,5%, selon l’évaluation d’impact des programmes d’appui social à la scolarisation – ONDH 2018).

Ces résultats quantitatifs, sont confirmés qualitativement par les témoignages d’une bonne partie des chefs de ménages ainsi que des directeurs d’écoles qui mettent en évidence l’impact du Programme sur l’assiduité des élèves bénéficiaires et, dans une certaine mesure, sur leur performance scolaire, relève le document.

Cependant, le taux d’abandon « reste encore important, en particulier chez les filles scolarisées au primaire en milieu rural », fait savoir la même source.

En plus de l’appui à subvenir aux besoins de l’enfant scolarisé, fournitures scolaires, habits, nourriture, les transferts de Tayssir constituent aussi un appui aux ménages pour faire face au coût de leurs besoins de première nécessité, mais les résultats de l’enquête qualitative suggèrent que les montants des transferts « sont limités », ce qui explique l’impact qui demeure « relatif ».

De plus, le montant des transferts monétaires du programme Tayssir représente uniquement entre 8 à 14 % de la consommation moyenne des ménages du quintile le plus pauvre ce qui concorde avec les perceptions de certains ménages interviewés, fait remarquer l’étude.

Par ailleurs, l’étude précise que lorsque le programme produit les effets qui en sont escomptés en termes d’amélioration des chances de poursuite de la scolarité et en termes d’amélioration de la performance scolaire chez les enfants bénéficiaires, d’autres effets positifs en résultent sur la famille. La présente Étude d’Impact Social (EIS) répond aux exigences du Cadre environnemental et social (CES) de la Banque mondiale entré en vigueur le 1er octobre 2018. Ce dernier décrit l’engagement de la Banque à promouvoir le développement durable à travers une politique et un ensemble de normes environnementales et sociales. Ces dernières sont conçues pour appuyer les projets des pays emprunteurs dans le but de mettre fin à l’extrême pauvreté et promouvoir une prospérité partagée.

Il permet également à la Banque et aux emprunteurs de mieux gérer les risques environnementaux et sociaux des projets et d’obtenir de meilleurs résultats sur le plan du développement durable. Le CES traite les risques environnementaux et sociaux d’une manière approfondie et systématique.