Procès UPS : la maison mère ouvre une filiale marocaine

La procédure d’arbitrage et le procès pénal sont toujours en cours.

La rupture de la collaboration entre UPS Worlwide et son partenaire marocain («Affaire UPS : les plaignants se justifient», numéro du 25 septembre 2015) n’a pas été des plus cordiales puisqu’elle a donné lieu à une procédure d’arbitrage à Londres et à un procès pénal au Maroc. Gregg Svingen, directeur international des relations publiques d’UPS monde, a tenu à rappeler dans un entretien accordé à La Vie éco que «la confidentialité d’une procédure d’arbitrage l’oblige à ne pas communiquer sur ce point», tout en reconnaissant que la rupture du contrat avec Fath El Khouloud (son ancien partenaire marocain) était «douloureuse» vu que leurs relations ont duré plus de 18 ans. Le tout en écartant les plaintes criminelles les estimant «infondées». Alors que les deux procédures sont toujours en cours, la direction de la communication de la firme américaine informe qu’une filiale à part entière a été ouverte au Maroc, opérationnelle depuis juin 2015, date concordante avec la rupture du contrat avec Fath El Khouloud. Cette installation traduit selon Gregg Svingen une «grande ambition pour le marché marocain». Une ambition que ne «partageait pas» son ancien partenaire, ce qui aurait causé, selon UPS Worldwide, la rupture du partenariat. A l’heure actuelle, l’instruction est en cours au tribunal correctionnel où UPS Monde est accusée de «faux» et «escroquerie» par Fath El Khouloud. A Londres, où seul le volet civil de l’affaire sera débattu, la Cour désignera le tribunal arbitral dès la réception de la réponse d’UPS Worldwide. Après la constitution du tribunal, Fath El Khouloud adressera au greffier un «mémoire en demande» exposant en détail les faits et les points de droit sur lesquels il appuie ses prétentions.