Présidentielle en Algérie : Bouteflika a déposé officiellement sa candidature

Le président algérien Abdelaziz Bouteflika a déposé, lundi, son dossier de candidature au scrutin présidentiel du 17 avril prochain, selon des témoins oculaires.

M. Bouteflika, désormais président sortant, s’est rendu, en personne, au Conseil constitutionnel pour faire acte de candidature, comme l’exige la loi électorale.

Il est arrivé en voiture et est entré directement dans l’enceinte de cette institution, poursuit-on de même, tandis que des médias locaux précisent qu’il était accompagné de son frère cadet Said.

Dans une déclaration à l’agence APS, un membre de la campagne de M. Bouteflika a indiqué que « plus de quatre millions de signatures ont été collectées à travers les 48 wilayas du pays et auprès d’élus locaux, du Parlement et des citoyens ».

Selon la loi électorale algérienne, le candidat doit présenter soit une liste comportant au moins 600 signatures individuelles d’élus locaux ou de parlementaires répartis au moins à travers vingt-cinq wilayas, soit collecter 60.000 signatures individuelles d’électeurs dans le même nombre de régions.

Ces signatures ont été collectées principalement par quatre partis, qui font campagne en faveur du président sortant. Il s’agit du Front de libération nationale (FLN), parti de M. Bouteflika, le Rassemblement national démocratique (RND), le Mouvement populaire algérien (MPA) et le Rassemblement pour l’espoir de l’Algérie (communément TAJ).

Au pouvoir depuis 1999, M. Bouteflika, 77 ans, a été officiellement victime, fin avril 2013, d’un « mini-AVC », qui a nécessité son hospitalisation pour près de trois mois en France où il est retourné, à la mi-janvier dernière, pour un contrôle de routine au Val-de-Grâce.

Convalescent depuis ce malaise, le chef de l’Etat algérien a fait plusieurs apparitions publiques en recevant des hôtes étrangers ou des membres de son gouvernement, en particulier le Premier ministre Abdelmalek Sellal et le vice-ministre de la Défense et chef d’état-major, le général Ahmed Gaid Salah.

Cependant, il ne s’est jamais exprimé en direct. La dernière fois où il a tenu un discours politique en public remonte au mois de mai 2012 dans la ville de Sétif, dans lequel il avait fait allusion au nécessaire renouvellement des élites en Algérie.

Depuis le lancement de l’opération de dépôt de candidatures, dont le délai expire mardi 4 mars à minuit, quatre postulants ont jusqu’à présent remis leur dossier au Conseil constitutionnel, à savoir le président du Front national algérien, Moussa Touati, le président du Front El-Moustakbel (FM), Abdelaziz Belaid, le président du Rassemblement algérien(RA), Ali Zaghdoud, et la secrétaire générale du Parti des travailleurs (PT), Louisa Hanoune.

L’ancien Premier ministre Ali Benflis, candidat indépendant, doit se rendre, mardi matin, au Conseil constitutionnel pour déposer son dossier, a-t-on appris auprès de sa campagne.