Premier mai : les syndicats s’échauffent

Chaque centrale s’y prend à  sa manière. Les syndicats sont suspendus à  une réunion de la dernière chance avec le chef du gouvernement.

Rencontre qui devrait intervenir, selon des sources syndicales, dès le retour du chef de l’Exécutif de sa visite au Portugal. En tout cas, avant le 1er mai. Cette réunion attendue depuis déjà plus de trois semaines est cruciale, car les centrales syndicales attendent une réponse tranchée du gouvernement à leur revendication principale de relèvement des salaires dans la fonction publique et de réaménagement de l’IR. Et pour chauffer un peu l’atmosphère, chacune des centrales, du moins celles considérées comme représentatives, s’y prend à sa manière. En fait, il s’agit de deux clans, le premier formé de l’UMT, la CDT et une aile de la FDT (celle d’Abderrahman Azzouzi).Ce clan garde son offensive pour après cette réunion avec le chef de gouvernement. Quand à l’antre clan formé de l’UGTM, l’ODT et l’aile pro-USFP de la FDT, il vient de mettre à exécution un plan d’escalade concocté il y a quelques jours. Cela en commençant par organiser, dimanche 19 avril, des marches de protestation à l’échelle régionale.

Du côté du gouvernement, c’est le ministre PPS de l’emploi et des affaires sociales, Abdeslam Seddiki, qui lance des signes encourageants, lors d’une réunion de son parti, quant à une éventuelle disposition du gouvernement à répondre favorablement aux revendications syndicales relatives à l’augmentation des salaires. Cela étant, le niveau d’augmentation exigé par les syndicats (25% selon les centrales et plus de 30% en réalité selon le gouvernement) est jugé excessif. De toutes les manières, fait-on savoir auprès de la majorité, une commission comprenant les ministres concernés (emploi et affaires sociales, économie et finance et fonction publique) ainsi que des représentants des partis de la majorité a été mise en place pour plancher sur la questionn.