Poids lourds : une nouvelle prime à la casse en préparation

Le dispositif de prime à la casse pour les camions, autocars et véhicules de transport mixte est sur le point d’être reconduit. «Les négociations sont en cours entre la fédération des transports et le ministère de l’équipement et des transports», informe Adil Zaidi, président du Groupement du poids lourds et de la carrosserie (GPLC).

Les détails techniques et opérationnels du dispositif et son caractère structurant pour la filière demandent plus de concertations avec le maximum de parties prenantes pour arriver à une opération en mesure d’atteindre les ambitions de l’Etat et du secteur. En effet, jusqu’ici les dispositifs mis en place depuis 2005 (et renouvelés par vagues dans les Lois de finances) n’ont pas été des succès ! La dernière opération a été mise en place en 2014 et a pris fin en 2016. Bilan maigre : pas plus d’un millier de dossiers ont été déposés alors que l’opération en ciblait environ 50 000. «Le Groupement du poids lourds trouve les procédures administratives pour le dépôt de dossier assez contraignantes. L’éligibilité au régime de la prime à la casse retient beaucoup de critères qui concernent l’opérateur et son historique au lieu du matériel qui sera mis à la casse», déplore M. Zaidi. Selon lui, il serait plus judicieux que les critères de choix se rapportent à l’usage et la destination du nouveau matériel. «Grâce à la prime à la casse, l’Etat est assuré que l’opérateur fera ses prochaines opérations dans le formel. C’est une manière pour rendre transparents des centaines d’opérateurs, sachant que le secteur du transport de voyageurs au même titre que celui des marchandises sont minés par l’informel», explique M. Zaidi. A noter que la réactivation du contrat programme aujourd’hui en stand-by pourra intégrer des mesures pour assurer que le dispositif bénéficie au maximum d’opérateurs et, in fine, structurer le secteur.