PJD : tout le monde en classe !

Droit, économie, finances, politiques publiques…, le cursus est très chargé.

Les 107 députés du PJD reprendront bientôt le chemin de l’école. Le parti leur offre un programme de formation de huit heures de cours par semaine et un «diplôme reconnu» au terme de ce cursus. La formation, obligatoire pour tout le monde, se déploie en trois axes principaux. Le premier touche aux principes fondamentaux que chaque parlementaire est tenu de maîtriser, à savoir le droit, les questions liées à l’économie et aux finances publiques et la marche des institutions. Le deuxième axe de formation permettra de doter les députés de méthodologie et de techniques d’analyse des politiques publiques. Il comprend également un volet lié aux techniques de communication que doivent maîtriser tous les élus du parti. Le dernier volet touche aux grandes questions et défis auxquels le Maroc fait face : l’énergie, l’habitat et l’urbanisation, l’enseignement et l’école publique…

Selon des sources du PJD, il aura fallu à Driss Skalli Adaoui, adjoint du chef du groupe parlementaire chargé de la formation, plus de cinq mois de travaux pour mettre au point ce programme de formation qui sera déployé dans des salles aménagées à cet effet et évalué grâce un système de notation spécifique. Le PJD qui reçoit actuellement la plus grande partie des subventions de l’Etat, en raison du poids de son groupe parlementaire, n’en est pas à son premier essai en la matière. Ses élus bénéficient déjà d’une formation régulière, à raison de trois séances par mois, sur les politiques sectorielles. Ces formations sont dispensées par les ministres concernés, les experts et autres acteurs politiques.

Notons par ailleurs que les élus islamistes sont déjà hautement qualifiés par rapport à d’autres formations politiques. Sur les 107 membres du groupe PJD, 101 disposent de diplômes universitaires supérieurs.