Parlement : l’Istiqlal se prépare pour une commission d’enquête

La session extraordinaire prévue pour la mi-mars n’aura finalement pas lieu.

L’Istiqlal compte bien mener jusqu’au bout son projet de création d’une commission d’enquête parlementaire, la 9e de toute l’histoire du Maroc. La décision a été prise au plus haut niveau du parti. Son comité exécutif a, en effet, ordonné au chef du groupe parlementaire, Noureddine Moudiane, (photo) d’entreprendre les démarches nécessaires pour former cette commission qui enquêtera sur les marchés de vaccins exécutés par les ministres de la santé sous l’ancien et l’actuel gouvernement.

La décision de l’Istiqlal intervient après que le Cour des comptes a consacré une partie de son dernier rapport à la question. Ce qui a affecté le parti, ce n’est pas tellement les conclusions de ce rapport, mais la lecture «biaisée» qui en a été faite par ses adversaires politiques du PJD. Concrètement, le groupe parlementaire de l’Istiqlal s’attellera, dès la rentrée parlementaire, le 11 avril, à réunir les 132 signatures requises, soit le tiers des membres de la Chambre. Pour ce faire, outre ses 60 députés et les 43 signatures de ses alliés de l’USFP, l’Istiqlal doit également convaincre le PAM et ses 47 élus de le suivre dans cette aventure. Mais il faut d’abord s’assurer que cette affaire ne fait pas l’objet d’instruction judiciaire. Cela dit, l’Istiqlal ne compte surtout pas s’arrêter à ce niveau. Il entend bien saisir la Justice, une fois cette procédure parlementaire épuisée.

Par ailleurs, la session extraordinaire annoncée pour la semaine prochaine consacrée justement, entre autres, au débat du dernier rapport de la Cour des comptes n’aura finalement pas lieu. Il en a été décidé ainsi après une réunion de la conférence des présidents à la première Chambre.
Le vote du projet de loi organique des finances devra également attendre le début de la prochaine session de printemps.