Parlement : la majorité et l’opposition s’organisent

L’USFP dit non à  une charte de l’opposition à  la première Chambre.

L’initiative du PAM de rassembler l’opposition à la deuxième Chambre fait des émules. Les mêmes partis de l’opposition, le PAM, le RNI, l’UC et l’USFP ont tenté de faire de même dans la première Chambre. Sauf que la rivalité entre Ahmed Zaidi, chef du groupe parlementaire de l’USFP, et Driss Lachgar, membre du groupe et premier secrétaire du parti, risque de capoter cette expérience. Les partisans d’Ahmed Zaidi ont, en effet, opposé un niet franc à une motion proposée, en ce sens, par le député et président de la commission administrative de l’USFP, Habib El Malki. Les amis d’Ahmed Zaidi, vraisemblablement majoritaires, viennent ainsi de mettre en pratique leur récente décision de s’opposer à tout rapprochement entre leur parti et le PAM. «L’USFP peut très bien exercer l’opposition à sa façon, sans avoir besoin de soutien des autres formations», affirme-t-on auprès du groupe socialiste. Auquel cas l’USFP risquerait de faire cavalier seul. Cela alors que la majorité elle-même s’apprête à pousser encore plus loin sa coordination. Les quatre partis au pouvoir (PJD, Istiqlal, MP et PPS) envisagent de présenter désormais des questions orales communes. Ils présentent déjà des amendements communs, votent en bloc des lois et organisent des actions communes. Cette décision sera certainement à l’ordre du jour de la réunion de la majorité annoncée pour ce vendredi 15 février. Réunion qui devrait, si tout se passe bien, remettre la coalition gouvernementale sur les rails et aplanir les différends entre ses deux principales composantes, le PJD et l’Istiqlal. Le passage d’Abdelilah Benkirane devant la première Chambre, le 11 février, est riche en messages positifs en ce sens.