Parlement : fin de la crise à  la première Chambre

Les travaux démarrent ce vendredi avec une séance plénière.

La première Chambre devrait reprendre ses travaux ce vendredi 25 avril, avec deux semaines de retard. Un SMS envoyé, lundi, aux 395 députés indique que la journée sera consacrée à l’élection du bureau de la Chambre, des présidents et instances des 9 commissions. Le groupe parlementaire de l’USFP est conduit désormais par le patron du parti, Driss Lachgar. Ahmed Zaidi, le chef du groupe élu par ses pairs a décidé, en prenant tout le monde de court, de démissionner du poste «pour que l’histoire ne retient pas de moi que j’ai été la cause de l’éclatement du parti», comme il le précise dans une lettre adressée à ses camarades de l’USFP. Pris par l’accélération des événements, les socialistes devaient tenir, mercredi 23 avril, une nouvelle réunion extraordinaire de leur commission administrative pour annuler une précédente résolution et se conformer à la nouvelle situation. L’affaire est ainsi définitivement close, mais la crise de l’USFP est, elle, bien installée.
Pendant la durée qu’a pris le dénouement de la situation et auquel a contribué énergiquement le nouveau président de la Chambre, certains en ont trouvé une occasion pour fustiger d’abord l’USFP et ensuite les responsables de la Chambre pour avoir entravé la bonne marche d’une institution et enfreint des dispositions constitutionnelles. Au PJD, entre autres, la direction de l’USFP tient à rappeler qu’en 2005, alors que les islamistes étaient confrontés à une crise similaire (les élus avaient choisi Mustapha Ramid comme chef de groupe et le parti a imposé Abdellah Baha à sa place), la présidence de la Chambre, assurée alors par Abdelouahed Radi, leur avait accordé un délai de 15 jours pour régler leur problème. En 2002, il a fallu attendre presque un mois après l’ouverture du Parlement, pour que celui-ci démarre ses travaux.