Par l’ouverture d’une ambassade à Rabat et d’un consulat à Dakhla, Haïti confirme son appui à l’intégrité territoriale du Maroc

 La décision de la République d’Haïti d’ouvrir une ambassade à Rabat et un consulat à Dakhla scelle son engagement d’appuyer les efforts du Maroc visant la défense de sa souveraineté et de son intégrité territoriale, a affirmé, samedi à Rabat, le ministre haïtien des Affaires étrangères et des Cultes, Claude Joseph.

« A travers ces deux décisions (l’ouverture de l’ambassade et du consulat, ndlr), la République d’Haïti scelle son engagement, non seulement de se rapprocher politiquement et diplomatiquement du Royaume du Maroc, mais aussi et surtout d’appuyer ses efforts visant la défense de sa souveraineté et de son intégrité territoriale », a dit Claude Joseph dans une déclaration à la presse en marge de la cérémonie d’ouverture de l’ambassade d’Haïti à Rabat.

« En dépit de l’inexistence jusqu’à présent d’un cadre formel ou institutionnel des relations bilatérales, la République d’Haïti et le Royaume du Maroc ont su s’entendre et converger leurs vues notamment au sein des organisations internationales comme les Nations-unies », s’est-t-il réjoui.

En ouvrant lundi un consulat à Dakhla, la République d’Haïti sera le premier pays non arabe et non africain à ouvrir un consulat dans les provinces du sud du Royaume, a déclaré, pour sa part, le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, Nasser Bourita.

Ce consulat sera le sixième à Dakhla et le seizième à être ouvert dans les provinces du Sud (Laâyoune et Dakhla), a tenu à préciser  Bourita, ajoutant que le nombre des représentations diplomatiques dans ces provinces sera porté à 20 avec l’ouverture prochainement des consulats de la Jordanie, du Bahreïn, d’Haïti et des États-unis d’Amérique.

Cette approche s’inscrit dans le cadre de l’orientation de SM le Roi Mohammed VI qui consiste à confirmer la marocanité du Sahara, en joignant la parole à l’action diplomatique, a-t-il expliqué.

L’appui à la marocanité du Sahara se renforce dans tous les coins du monde et ne cessera de s’intensifier dans les jours et mois à venir, grâce à l’impulsion insufflée par le Souverain à ce dossier, a-t-il poursuivi.

S’agissant de l’ouverture de l’ambassade d’Haïti à Rabat, le chef de la diplomatie haïtienne a souligné qu’il s’agit d’un « acte solennel d’une haute portée symbolique ».

Cet acte « augure d’un avenir radieux » de la coopération entre le Maroc et Haïti pour le bien de leurs populations respectives, a indiqué Claude Joseph, soulignant que sa visite au Maroc constitue une « étape charnière des relations bilatérales haitiano-marocaines » et « imprimera une nouvelle dynamique dans le rapprochement des peuples haïtien et marocain et la dynamisation des relations d’amitié et de solidarité entre les deux États ».

L’ouverture de l’ambassade d’Haïti à Rabat constitue « une étape importante dans les relations entre les deux pays qui datent de plus de trois décennies » et qui connaissent un changement qualitatif, surtout avec l’ouverture lundi prochain à Dakhla d’un consulat de ce pays, a aussi souligné Bourita.

Cette initiative permettra également de développer les relations bilatérales et de consacrer la présence remarquable des représentations diplomatiques dans le Royaume, confirmant ainsi la confiance accordée par la communauté internationale au Maroc, à sa stabilité et à sa crédibilité et le choix par plusieurs pays de Rabat comme centre diplomatique pour couvrir plusieurs région de l’Afrique du Nord, du sud de la Méditerranée et de l’Afrique de l’Ouest, a-t-il insisté.

A cette occasion, les deux ministres ont signé deux accords, une feuille de route de coopération pour la période 2021-2023 et un mémorandum d’entente dans le domaine de la formation diplomatique.

La feuille de route porte sur plusieurs domaines, notamment la promotion économique et des investissements, la formation et l’enseignement supérieur et la coopération technique dans des secteurs clés comme l’agriculture, la pêche, les énergies renouvelables, la formation professionnelle, l’eau et la santé.

Le mémorandum d’entente vise, pour sa part, l’établissement d’un cadre de coopération durable en matière de formation des jeunes diplomates et en termes d’échange d’expériences et d’informations dans les domaines de la diplomatie et des relations internationales.

(Avec MAP)