PAM : la diplomatie parallèle en force

Le parti s’active pour le Sahara. Il se fait de plus en plus discret quand il s’agit de chamailleries entre opposition et majorité.

Le PAM a choisi, en effet, de plancher sur la diplomatie parallèle. Cela, bien sûr, tout en veillant au parachèvement de sa restructuration interne, avec, notamment, la mise en place, le week-end dernier, de son organisation de jeunesse. C’est donc à l’international que le PAM a décidé de marquer des points. Sa virée, celle de son secrétaire général, son adjoint et des membres du bureau politique, en Palestine n’est pas passée inaperçue. La visite à Ramallah, fin février, s’est même soldée par la signature d’un accord entre le parti et l’organisation du Fatah. Cet accord devra se traduire par l’élaboration d’un programme d’action et de coordination entre le PAM et le Fatah à tous les niveaux, affirme-t-on. Quelques jours auparavant, une délégation du parti, conduite par Ilyass El Omari, s’est rendue en visite de travail en Ethiopie où une série de rencontres avec les dirigeants de ce pays a eu lieu. Mais aussi avec la présidente de la commission de l’Union Africaine. La délégation a été ainsi reçue par le Premier ministre éthiopien avec lequel elle a évoqué notamment le Plan d’autonomie, lui expliquant l’histoire du Sahara marocain qui remonte à plusieurs siècles. Plus récemment, le PAM signe un exploit en recevant une importante délégation de l’African National Congress (ANC), parti du président sud-africain Jacob Zuma, formée de membres du bureau politique de cette formation. Les deux partis ont même signé, le 16 mars à Casablanca, un mémorandum d’entente et de coopération. Entre-temps, le secrétaire général adjoint est célébré à l’ambassade du Venezuela à Rabat et est porté à la tête du groupe d’amitié entre le Maroc et ce pays d’Amérique Latine. Et pour finir, le PAM a été le seul parti marocain qui a participé activement à la dernière réunion du Forum Crans Montana, tenu à Dakhla.