Nouvelles mesures pour garantir la sécurité dans les hôpitaux publics au Maroc

Le ministre de la Santé, El Hossein El Ouardi, a souligné que son département a pris une série de mesures pour résoudre la problématique de la sécurité au sein des hôpitaux publics.

Le ministre de la Santé, El Hossein El Ouardi, a souligné, mardi, que son département a pris une série de mesures pour résoudre la problématique de la sécurité au sein des hôpitaux publics.

En réponse à une question orale du groupe du Rassemblement national des indépendants à la Chambre des conseillers, M. El Ouardi a fait état de trois étapes dans la gestion de la problématique de sécurité au sein des hôpitaux publics au Maroc, à commencer par la présence des agents de la police dans les établissements de santé, puis le recours à la gestion déléguée avec l’engagement de sociétés privées veillant à la surveillance et à l’organisation de l’accès, et la création de services d’accueil avec la généralisation du régime d’assistance médicale (RAMED).

Après avoir reconnu que ces mesures restent « insuffisantes » et comportent des « lacunes », M. El Ouardi s’est dit convaincu que l’amélioration de la qualité des services et de la formation des professionnels en partenariat avec le ministère de la justice, la création d’une cellule centrale dédiée à la gestion des plaintes des citoyens et professionnels et la révision des contrats avec les sociétés de sécurité, permettront de venir à bout de ces dysfonctionnements.

La problématique de la sécurité au sein des hôpitaux publics ne concerne pas uniquement le Maroc mais se pose aussi au niveau international, a-t-il poursuivi, relevant que « les agressions verbales et physiques, ainsi que les actes de vandalisme et de cambriolage des établissements de santé se multiplient avec la pression croissante sur les services de santé, notamment ceux des urgences ».

Le taux de fréquentation des hôpitaux s’accroit annuellement de 10 pc au Maroc, au moment où les ressources humaines sont en diminution en raison de l’insuffisance des postes budgétaires et des départs à la retraites des cadres du secteur, a-t-il fait observer.