Moins de crédits pour les activités industrielles en 2013

La baisse reflète le ralentissement de l’activité.

Le crédit bancaire a évolué petitement en 2013, reflétant, grosso modo, le fort ralentissement qu’ont connu les activités économiques dans le secteur non agricole. En effet, avec un encours d’un peu plus de 744 milliards de DH, les crédits ont enregistré une progression de 3,5%, au lieu de 4,5% en 2012. Surtout dans le secteur secondaire en récession deux années de suite (2012 et 2013), on note des variations à la baisse pour pratiquement l’ensemble des branches qui le composent. C’est ainsi que pour les industries manufacturières, les crédits ont baissé de 3%, à 84,3 milliards de DH, reflétant une régression encore plus forte pour les filières du textile, de l’habillement et du cuir (-9,3%), de la chimie et parachimie (-6,6%), de la métallurgie, mécanique, électrique et électronique (-5%). Et pour le textile, habillement et cuir, et la métallurgie, la mécanique, l’électronique, les baisses de 2013 succèdent à des baisses déjà enregistrées en 2012 (-1,4% et -4,2% respectivement). La branche électricité, eau et gaz, elle, a enregistré un sévère ralentissement avec une hausse des crédits de 2,9% au lieu de 11,9% en 2012. Quant aux activités du BTP, en récession en 2013, la part du crédit qui leur a été alloué a marqué un léger frémissement en s’établissant à 94 milliards de DH, en hausse de 0,4% au lieu d’une baisse de 2,3% en 2012.

Dans le secteur tertiaire qui, lui, a connu une décélération de son rythme de croissance en 2013, les crédits bancaires ont suivi la même tendance avec une hausse de 5,1% au lieu de 6,5% en 2012. Pour la branche hôtellerie et restauration, les crédits ont même évolué à la baisse (-4,7% au lieu de +8,9% en 2012), tandis que pour les transports et communication, on note une stagnation de l’encours de crédits au lieu d’une augmentation de 2,2% en 2012.