Maroc : Le PIB doit une fière chandelle à  l’agriculture

L’agriculture sauve le PIB en cette première moitié de 2013. En effet, en matière de croissance, les dernières données font état d’une augmentation de 3,8% du PIB à  fin juin 2013.

L’agriculture sauve le PIB en cette première moitié de 2013. En effet, en matière de croissance, les dernières données font état d’une augmentation de 3,8% du PIB à fin juin 2013. Cette évolution est le fruit d’une croissance de 17,7% de la valeur ajoutée agricole et d’un ralentissement de la croissance non agricole de 4,5 à 1,9% d’une année à l’autre. À ce titre, il convient de signaler que la production céréalière au titre de la campagne actuelle s’est établie, selon les données définitives du ministère de l’agriculture et de la pêche maritime, à 97 millions de quintaux, en augmentation de 91% par rapport à la campagne précédente. Ce qui explique la position de premier contributeur à la croissance de l’activité agricole.
Par ailleurs, selon les données de la revue mensuelle de la conjoncture économique, monétaire et financière de Bank Al-Maghrib et la note de conjoncture publiée par le ministère de l’économie et des finances, sur le plan des échanges extérieurs, les données à fin juillet 2013 font ressortir un déficit commercial de 113,3 milliards de dirhams, en atténuation de 5,1% par rapport à la même période de 2012. Cette évolution reflète une baisse de 3,5% des importations à 220,6 milliards de dirhams, les exportations ayant connu un recul moins important de 1,7% à 107,4 milliards de dirhams. Pour ce qui est des recettes touristiques, elles se sont repliées de 3,6% d’une année à l’autre, pour s’établir à 29,8 milliards de dirhams, tandis que les transferts des Marocains résidant à l’étranger ont légèrement fléchi, totalisant 32,1 milliards de dirhams.
S’agissant des finances publiques, la situation au terme du premier semestre indique une aggravation du déficit budgétaire à 30,4 milliards de dirhams, contre 23,9 milliards une année auparavant. Cette évolution reflète une hausse de 1,9% des dépenses globales, en dépit de l’allègement de 28% de la charge de compensation, ainsi qu’une contraction de 1,2% des recettes ordinaires, liée principalement à la baisse de 3% des rentrées fiscales. Aussi, compte tenu d’un solde positif des comptes spéciaux du Trésor de 1,9 milliard et du remboursement d’arriérés de paiement pour un montant de 7,1 milliards, le déficit de caisse s’est établi à 37,5 milliards, au lieu de 30,8 milliards de dirhams une année auparavant. Le financement de ce besoin a été assuré par des ressources intérieures à hauteur de 29,7 milliards et extérieures pour un montant de 7,8 milliards de dirhams.
Pour ce qui est du secteur énergétique, la production nette locale d’électricité s’est contractée de 2,4% à fin juin, alors que les importations ont connu une hausse de 18,1%. Les ventes ont, pour leur part, baissé de 0,8%. Cependant du côté du secteur minier, la production marchande de phosphate brut s’est établie à 12,7 millions de tonnes à fin juin, en quasi-stagnation par rapport à la même période de l’année précédente. Pour sa part, l’activité de transformation a enregistré une amélioration de 2,4% pour les engrais phosphatés et de 7,3% pour l’acide phosphorique. Quant au secteur touristique, les différents indicateurs ont poursuivi leur redressement en mai avec une progression de 3,2% du flux touristique et un accroissement de 10,1% des nuitées recensées par les établissements classés.