Maroc : Le coût des appels mobiles continue de chuter

Les prix des communications mobiles, mesurés par le revenu moyen par minute (ARPM), ont accusé une baisse annuelle significative de 33%, a annoncé mardi l’Agence nationale de réglementation des télécommunications (ANRT).

A fin mars 2014, l’ARPM s’est établi à 0,34 DHHT/min, contre 0,51 DHHT/min durant la même période une année auparavant, explique l’Agence qui vient de publier les chiffres sur l’évolution du marché des télécommunications au titre du 1er trimestre 2014.

En revanche, le segment fixe a enregistré, selon l’Agence, une hausse de 14 pc sur un an, passant de 0,66 DHHT/min au 31 mars 2013, à 0,75 DHHT à fin mars 2014.

Pour ce qui est du segment internet, il a enregistré une baisse de 24 pc sur la facture moyenne mensuelle par client Internet, s’établissant à 29 DHHT/mois/client au premier trimestre 2014 contre 38 DHHT une année auparavant.

L’ANRT, qui a qualifié de positifs les indicateurs de télécommunications, a fait savoir que l’Internet 3G et l’ADSL ont enregistré des baisses de 28 pc et 9 pc respectivement.

« Ainsi, la facture moyenne s’établit à 18 DHHT/mois/client pour l’Internet 3G et à 90 DHHT/mois/client pour l’ADSL à fin mars 2014 », précise l’ANRT

Pour sa part, l’usage moyen sortant mensuel par abonné mobile continue à croître au premier trimestre 2014, souligne le communiqué qui ajoute que le nombre de minutes mobiles consommées par client par mois, a atteint 88 minutes en moyenne à fin mars 2014, soit une hausse de 22 pc en un an.

Cette croissance s’accompagne d’une évolution annuelle importante du trafic sortant mobile qui augmente de 38,61 pc, atteignant 11,39 milliards de minutes au premier trimestre 2014, explique l’ANRT.

Pour le segment fixe, l’usage moyen sortant par mois et client a connu une baisse de 2 pc sur une année, passant de 121 minutes à 118 minutes, précise l’ANRT qui ajoute que le trafic voix sortant pour ce même segment est en baisse de 14,68 pc sur une année, atteignant un peu plus d’un milliard de minutes.

S’agissant de l’évolution du nombre des abonnés, le parc mobile a cru de 9,78 pc entre mars 2013 et mars 2014. Ainsi, à fin mars 2014, le Maroc compte 43,38 millions d’abonnés mobiles, ramenant le taux de pénétration à près de 132,04 pc (129,13 pc à fin décembre 2013).

En outre, l’ANRT relève que la répartition du parc mobile selon le mode de facturation fait ressortir une évolution positive des deux parcs post payé et prépayé. Pour le mobile post payé, le parc a atteint 2,23 millions d’abonnés avec une croissance annuelle de 14,37 pc.

Le parc d’abonnés prépayés, qui a atteint 41,14 millions d’abonnés, a quant à lui réalisé une croissance de 9,54 pc sur une année, ajoute le communiqué.

Pour sa part, le parc fixe s’établit à 2,82 millions d’abonnés dont 1,22 million en mobilité restreinte. Ce qui représente une baisse annuelle de 9,89 pc. Ainsi, le taux de pénétration de la téléphonie fixe enregistré à fin mars 2014 est de 8,6 pc.

En ce qui concerne le nombre d’abonnés Internet, il a atteint à fin mars 2014, 6,39 millions d’abonnés avec un taux de pénétration de 19,45 pc, affichant un taux de croissance annuelle de 57,34 pc.

Selon la même source, le parc 3G, qui représente 86,09 pc du parc global, a enregistré une forte progression annuelle de 64,87 pc s’établissant à 5,5 millions d’abonnés. Les abonnements Internet 3G combinant « Voix + Data » qui représentent 71,03 pc du parc 3G, sont ceux qui ont enregistré la plus forte hausse annuelle (128,95 pc).

Le parc ADSL, avec une part de 13,88 pc dans le parc Internet global, a enregistré une croissance annuelle de 22,7 pc pour s’établir à 886.784 abonnés à fin mars 2014.

Créée en février 1998, l’Agence nationale de réglementation des télécommunications est un établissement public chargé de la régulation et de la réglementation du secteur des télécommunications.

Elle veille à mettre en place et à pérenniser les conditions d’une concurrence saine et loyale sur les marchés des télécoms, à contribuer à l’instauration d’un environnement juridique propice au développement du secteur, tout en participant à l’évolution du cadre législatif et réglementaire.