Marché du travail : 165 000 emplois créés au Maroc en 2019

L’économie marocaine a créé 165 000 postes d’emploi durant l’année 2019 contre 111 000 postes créés une année auparavant, indique le Haut-commissariat au plan (HCP).

En 2019, l’économie nationale a créé 165 000 d’emplois, soit une hausse de 1,5% par rapport à l’année précédente. En fait, c’est la résultante d’une création de 250 000 postes en milieu urbain et une perte de 85 000 en milieu rural, contre une création de 111 000 une année auparavant. Selon le statut d’emploi, 234000 d’emplois rémunérés ont été créés entre 2018 et 2019, 233 000 en milieu urbain et 1 000 en milieu rural, contre une création de 173 000 entre 2017 et 2018. L’emploi non rémunéré, constitué de 98% d’aides familiales, a en revanche enregistré une baisse de 69 000 postes, résultant d’une création de 17000 en zones urbaines et d’une perte de 86000 en zones rurales, où elle était de 63 000 une année auparavant.

Dans les détails, selon les chiffres publiés récemment par le HCP, c’est le secteur des services qui a créé le plus d’emplois avec 267 000 postes. Le secteur des «BTP» suit avec 24000 emplois et l’industrie, y compris l’artisanat, a créé quelque 17 000 postes, alors que le secteur de l’agriculture, forêt et pêche a perdu 146000 emplois.

Dans ce contexte, constate le HCP, avec une baisse de 33 000 personnes en milieu urbain et une hausse de 3000 en milieu rural, le nombre total de chômeurs a baissé de 30 000 personnes au niveau national, s’établissant à 1 107 000 chômeurs. Le taux de chômage est ainsi passé de 9,5% à 9,2% au niveau national ; de 13,8% à 12,9% en milieu urbain et de 3,6% à 3,7% en milieu rural. Les taux de chômage les plus élevés affectent, avec 13,5%, les femmes, 15,7% les diplômés et 24,9% les jeunes âgés de 15 à 24 ans.

La population active occupée en situation de sous-emploi lié au nombre d’heures travaillées a atteint 385 000 personnes au niveau national, avec un taux de 3,5%. La population en situation de sous-emploi lié à l’insuffisance du revenu ou à l’inadéquation entre la formation et l’emploi exercé est de 616 000 personnes (5,7%). Au total, 1001 000 personnes souffrent de sous-emploi selon les normes du BIT. Le taux global de sous-emploi est ainsi passé de 9,3% à 9,2%, au niveau national, de 8,4% à 8,3% en milieu urbain et de 10,6% à 10,4% en milieu rural.

Les taux de chômage les plus élevés sont relevés, en particulier, parmi les jeunes âgés de 15 à 24 ans (24,9% contre 7,0% parmi les personnes âgées de 25 ans et plus), les détenteurs d’un diplôme (15,7% contre 3,1% parmi les personnes n’ayant aucun diplôme) et les femmes (13,5% contre 7,8% parmi les hommes).

Le taux de chômage des détenteurs d’un diplôme de formation professionnelle est de 22,0%. Il est nettement plus élevé parmi les femmes (33,1%) et les jeunes âgés de 15 à 29 ans (35,4%).

En outre, cinq régions concentrent près des trois quarts des chômeurs (71,6%) au niveau national : Casablanca-Settat vient en première position avec 25%, suivie de Rabat-Salé-Kénitra avec 15,8%, Fès-Meknès avec 11%, Tanger-Tétouan-Al Hoceima avec 9,9% et l’Oriental avec 9,9%. Notons toutefois que cinq régions, mais pas forcément les mêmes, abritent également 71,9% de l’ensemble des actifs âgés de 15 ans et plus. Celle de Casablanca-Settat vient en première position avec 22,9% d’actifs, suivie de Rabat-Salé-Kénitra (13,6%), Marrakech-Safi (13,4%), Fès-Meknès (11,5%) et Tanger-Tétouan-Al Hoceima (10,6%).

Les taux de chômage les plus élevés sont observés dans les régions du Sud (16,3%) et de l’Oriental (13,8%). Avec une acuité moindre, trois autres régions dépassent la moyenne nationale (9,2%) à savoir Rabat-Salé-Kénitra (10,7%), Souss-Massa (10,3%) et Casablanca-Settat (10%). En revanche, ce sont les régions de Béni Mellal- Khénifra et de Drâa-Tafilalet qui enregistrent les taux les plus bas avec respectivement 5,4% et 5,6%.