Marché du «Kasher» : Le Maroc envisage la création d’un écosystème de production et d’exportation

Contrairement au «Label Hallal», encore en développement, le marché du Kasher, lui, existe déjà.

L’Association marocaine des exportateurs (Asmex) entend s’y faire une place. Une place de choix, même. Ce marché intéresse particulièrement les exportations de produits alimentaires marocains. C’est dans ce cadre que l’Asmex et l’Organisme European Kosher, organisation de réputation internationale, viennent justement de conclure un accord-cadre pour créer un écosystème de production et de valorisation d’aliments Kasher. Lequel écosystème comprendrait une infrastructure de labellisation Kasher, avec la mise en œuvre d’une stratégie pour l’accès généralisé à la production de produits Kasher avec labellisation.
Concrètement, ce partenariat vise notamment à mettre en place une stratégie nationale pour l’offre Kasher marocaine et à encourager et accompagner les entreprises à s’adapter et à bénéficier d’un label Kasher certifiant l’authenticité de leurs produits. Il a également pour objectif de positionner les exportations marocaines de produits alimentaires sur de nouveaux marchés internationaux en leur proposant les produits Kasher et Halal et d’organiser un agenda et salon annuel ou biennal Halal et Kasher au Maroc. D’après l’Asmex, cette action pourrait s’adjoindre les bénéfices d’une labellisation marocaine pour renforcer les exportations nationales.
Soulignons que plus de 55 millions de consommateurs à travers le monde exigent une labellisation Kasher. Certains achètent de la nourriture Kasher pour des raisons religieuses et d’autres se la procurent pour des raisons de qualité, de traçabilité ou de santé.