M. Elalamy s’engage à  combattre le secteur informel qui entrave la compétitivité économique au Maroc

Le ministre de l’Industrie, du commerce, de l’investissement et de l’économie numérique, Moulay Hafid Elalamy a réaffirmé, lundi à  Rabat, l’engagement de son département à  combattre le secteur informel qui ouvre le champ à  la concurrence déloyale et entrave la compétitivité économique au Maroc.

« Ce qui dérange, c’est l’informel organisé et nous allons le combattre », a dit M. Elalamy lors de la 25-ème édition du carrefour diplomatique organisé par la Fondation diplomatique et qui rassemble les ambassadeurs et représentants de 50 pays et organisations internationales accrédités au Maroc

Le ministre qui s’est dit « partisan de la fermeté quand il s’agit de l’équité », a insisté sur l’impératif d’accompagner le « petit informel ».

En ce qui concerne les relations Sud-Sud, M. Elalamy a souligné l’importance pour les régions de « s’organiser pour régler d’abord leurs problèmes régionaux, chose qui n’est pas faite malheureusement ».

M. Elalamy, qui présentait au corps diplomatique présent, le plan d’accélération industrielle, a réitéré la disposition du Maroc à partager son expertise avec les pays du Sud, déplorant que les volumes des flux commerciaux et d’investissement soient encore très faibles.

Il a, dans ce cadre, mis en exergue le rôle que joue l’Afrique dans la croissance économique mondiale et le potentiel naturel et humain dont elle regorge. 

« Les journaux qui titraient le continent mort’, titrent aujourd’hui le continent d’avenir' », a-t-il lancé, indiquant que le Maroc est l’un des premiers pays à investir en Afrique.

S’agissant des relations du Maroc avec l’Union européenne, le ministre a indiqué qu’une cinquième session de négociations avec l’UE, censée aboutir à un accord de libre-échange complet et approfondi (ALECA) entre les deux parties, est « prévue pour bientôt ».

Par ailleurs, il a souligné que le Maroc a procédé à une approche d’écosystèmes qui « pourrait accélérer notre industrie » et qui a été basée sur l’identification des besoins de chaque filière.

« Nous avons pensé à aligner les intérêts de l’Etat à ceux des opérateurs privés ( ), sachant que le Maroc doit créer 1,3 million de postes d’emploi à l’horizon 2025 », a-t-il affirmé, notant que pour la période 2014-2020, le Maroc doit créer 500.000 postes d’emploi dans le secteur privé.

« Nous avons retroussé les manches et travaillé avec les opérateurs pour trouver des complémentarités inter-filières », a renchéri M. Elalamy, indiquant que ce travail fait a permis de constituer « le livre de chevet en matière des ressources humaines pour le Maroc ». 

Ce livre va offrir aux étudiants la possibilité de trouver des emplois et de s’orienter et se veut aussi un outil qui devrait organiser et orienter les formateurs, a-t-il affirmé, indiquant, dans le même ordre d’idées, qu’un « travail colossal a été accompli » en matière de formation professionnelle.

La Fondation diplomatique est une ONG à but non lucratif basée au Maroc avec des bureaux à Paris.