Lutte contre le stress hydrique : La méthode Nizar Baraka

16 barrages sont en cours de construction, ce qui permettra d’atteindre une capacité de 24 milliards de mètres cubes, a annoncé Nizar Baraka, ministre de l’Equipement et de l’Eau, le mercredi 5 octobre 2022 à Casablanca lors du Symposium de l’eau, ayant pour thème «Efficacité et sécurité hydriques au Maroc : Tous responsables !».

«La problématique du stress hydrique va perdurer. Elle va devenir grave dans le futur. Il faut nous prémunir et prendre toutes les mesures qui s’imposent». C’est en ces termes que Nizar Baraka, ministre de l’Equipement et de l’Eau, a donné le tempo lors des travaux du Symposium de l’eau, organisé le mercredi 5 octobre 2022 à Casablanca par le groupe média Finances News Hebdo, sous le thème «Efficacité et sécurité hydriques au Maroc : Tous responsables !». Le ministre a lancé un appel pour une optimisation des ressources hydriques au Maroc. «Tout le monde doit se mobiliser. Les citoyens doivent changer leur comportement quotidien. Nous faisons face à beaucoup de gaspillage, non seulement de la part des citoyens mais aussi au niveau de certaines de nos infrastructures qui doivent être plus efficaces en termes d’utilisation de ressources hydriques», souligne le ministre, tout en rappelant le lancement récent par son département d’une campagne de sensibilisation pour lutter contre le gaspillage de l’eau.

 

«16 barrages sont en cours de construction»

Inspirée du Programme national pour l’approvisionnement en eau potable et l’irrigation (PNAEPI) 2020-2027, la méthode de Nizar Baraka pour lutter contre le stress hydrique s’articule autour de trois principaux axes. Il s’agira, tout d’abord, d’assurer une mobilisation des ressources hydriques, notamment en poursuivant le programme de construction des barrages. «Actuellement, 16 barrages sont en cours de construction, ce qui nous permettra d’atteindre une capacité de 24 milliards de mètres cubes», annonce le ministre. En parallèle, d’autres stations de dessalement d’eau de mer verront le jour, en plus des projets de traitement et de réutilisation des eaux usées.

 

Equipement des puits en compteurs intelligents

Le deuxième axe consiste, quant à lui, à assurer un équilibre et une véritable connexion entre les différents bassins. Les grands projets de transfert d’eau au niveau de plusieurs bassins se poursuivent, celui du bassin de Oued Sebou étant quasi finalisé, selon le ministre. Enfin, le dernier axe est relatif à la protection des nappes d’eaux souterraines, en impliquant toutes les parties prenantes, en particulier les communautés locales. Sur ce registre, Nizar Baraka est revenu sur le chantier lancé en partenariat avec le ministère de l’Agriculture relatif à l’équipement des puits en compteurs intelligents afin de suivre l’état d’exploitation des nappes phréatiques, sans oublier la décision du département de l’Agriculture de ne plus subventionner les cultures très consommatrices d’eau surtout dans les régions connaissant des problèmes de stress hydrique, en plus des efforts entrepris pour le passage du goutte à goutte pour une meilleure valorisation des ressources hydriques. Par ailleurs, Nizar Baraka a mis en avant quelques réalisations liées notamment à l’amélioration des rendements au niveau des canalisations et l’efficacité hydrique dans les zones industrielles.