L’USFP veut séduire les syndicats

C’est une action où les intérêts syndicaux rejoignent les ambitions politiques du parti.

C’est une action où les intérêts syndicaux rejoignent les ambitions politiques du parti. L’USFP vient de déposer une proposition de loi au bureau de la 1ère Chambre par laquelle il appelle à l’abrogation pure et simple du très contesté article 288 du code pénal. Lequel article stipule ce qui suit : «Est puni de l’emprisonnement d’un mois à deux ans et d’une amende de 200 à 5 000 dirhams ou de l’une de ces deux peines seulement, quiconque, à l’aide de violences, voies de fait, menaces ou manœuvres frauduleuses, a amené ou maintenu, tenté d’amener ou de maintenir, une cessation concertée du travail, dans le but de forcer la hausse ou la baisse des salaires ou de porter atteinte au libre exercice de l’industrie ou du travail.(…)».

Le texte déposé par l’USFP est encore au début du processus, il n’a pas encore été programmé par la commission de la justice qui devrait se charger de son examen et adoption. Il n’en reste pas moins un coup de maître des amis de Driss Lachgar qui viennent d’étendre leur emprise sur la FDT et d’opérer un rapprochement historique avec la CDT et l’UMT. L’abrogation de cet article dont les syndicalistes accusent le gouvernement de faire un «usage excessif» est une revendication des centrales syndicales de longue date. Il est considéré comme une atteinte au droit de la grève.