L’USFP fera-t-elle mieux que l’Istiqlal ?

Les jeunes candidats risquent de se voir écartés des élections.

Depuis l’annonce, le 30 septembre, de la date du IXe congrès de l’USFP (14, 15 et 16 décembre), la course à la succession d’Abdelouahed Radi se précise. Officiellement, deux candidats de taille sont déjà en lice : Habib El Malki et Fathallah Oualalou. Deux autres candidats de moindre envergure ont annoncé leur intention de défier les deux membres du bureau politique : Mohamed Talbi, membre du conseil national et le jeune Abdelmajid Moumer. Dans les coulisses, Driss Lachgar, le député et ancien ministre chargé des relations avec le Parlement, mène une campagne de promotion qui ne dit pas son nom à travers le pays. En menant, au nom du parti, une autre campagne pour le soutien de l’ancien dirigeant impliqué dans l’affaire CIH, Khalid Alioua, il s’offre également une présence quasi permanente sur la scène médiatique. Sa récente rencontre avec le Secrétaire général fraîchement élu de l’Istiqlal le maintient aussi sous les projecteurs.

Entre-temps, affirme une source au parti, la commission préparatoire et le bureau politique s’apprêteraient à proposer pour validation une motion qui réduirait les chances des autres prétendants, dont l’ancien ministre Ahmed Chami. Selon cette motion, seuls les militants ayant passé au moins dix années au parti et ayant été membres du bureau politique, auront le droit de prétendre au poste de Premier secrétaire. En même temps, un appel lancé par des membres du conseil national pour notamment renouveler et rajeunir les élites du parti continue de recevoir l’adhésion des militants. L’appel a déjà reçu près de 200 signatures, dont celles de nombreux membres du conseil national. Il faut dire aussi que pour certains observateurs, le choix de la date du congrès n’est pas anodin. Il coïncide en effet avec l’anniversaire de l’assassinat du leader du parti Omar Benjelloun.