L’USFP et l’Istiqlal font peur aux partis de la majorité

Le PPS et le MP craignent un scénario similaire.

Le PPS et le MP tiennent leurs congrès dans les semaines à venir. La course au poste de secrétaire général est déjà lancée et la liste des candidats ne fait que s’allonger. Au PPS, qui tient son 9e congrès les 30 et 31 mai et 1er juin, le SG sortant doit faire face, entre autres, à M’hammed Grine, membre du conseil de la présidence, et aux anciens ministres Mohamed Said Saâdi et Nouzha Skalli.

Au MP, Mohand Laenser (photo), SG depuis bientôt 18 ans, rempile pour un deuxième mandat sous la nouvelle loi organique des partis politiques. Pour lui faire face, trois ministres, Lahcen Haddad, qui s’est déjà essayé par le passé à cet exercice, Mohamed Moubdie et Mohamed Ouzzine. La liste des candidatures sera officialisée dès le 17 mai.

Mais au-delà de cette course, c’est bien le scénario que viennent de vivre l’USFP et l’Istiqlal qui fait peur aux deux formations. Les deux partis de l’opposition sont sortis de leurs derniers congrès, les plus démocratiques de leur histoire, divisés. Certes, au MP comme au PPS, le SG sortant est donné largement favori.

Mais son élection ne passera certainement pas comme une lettre à la poste. C’est qu’au PPS, au moins deux candidats sont formellement opposés à l’alliance gouvernementale dans laquelle leur parti côtoie le PJD.
Au niveau du MP, il s’agit plutôt de rivalités individuelles, bien qu’une tendance au parti n’ait jamais apprécié que le portefeuille du ministère de l’intérieur lui soit retiré.

Toutefois, la sortie du parti du gouvernement n’est pas à l’ordre du jour. Pendant ce temps, le PJD suit avec une certaine inquiétude l’évolution des choses. C’est sans doute pour cela que le chef du gouvernement multiplie les rencontres avec les groupes parlementaires de sa coalition.