L’opposition boycotte la séance consacrée à  la politique générale du Gouvernement

le chef du groupe socialiste Ahmed Zaïdi, a expliqué que cette décision intervient en réaction à  la manière dont la séance est gérée et en l’absence d’un consensus autour des points de divergence à  ce sujet.

Les groupes de l’opposition à la chambre des représentants ont décidé de boycotter la séance mensuelle consacrée à la politique générale du Gouvernement de ce vendredi.

Prenant la parole au début de la séance, à laquelle étaient présents tous les chefs des groupes de l’opposition, le chef du groupe socialiste Ahmed Zaïdi, a expliqué que cette décision intervient en réaction à la manière dont la séance est gérée et en l’absence d’un consensus autour des points de divergence à ce sujet.

Par la suite, les chefs des groupes de l’opposition à la chambre des représentants, à savoir le Groupe Socialiste, le Groupe du Rassemblement National des Indépendants (RNI), le Groupe Authenticité et Modernité (PAM), le Groupe constitutionnel et le Groupement parlementaire du Parti travailliste, se sont retirés de la salle.

Un communiqué, rendu public par les groupes de l’opposition à la chambre des représentants, et distribué à cette occasion, indique que la divergence entre le gouvernement et la majorité d’une part, et l’opposition d’autre part, concerne plusieurs points relatifs à la gestion de la séance, notamment la répartition du temps d’intervention.

Cette manière de diriger la séance, poursuit le communiqué, requiert certains éclaircissements, qui concernent la tentative de faire l’impasse sur les dispositions de la constitution qui stipulent que la séance doit se tenir régulièrement et à titre mensuel, « outre l’attachement du gouvernement et sa majorité parlementaire à la pratique du contrôle préalable de l’action parlementaire en opérant un choix des questions selon le bon vouloir du gouvernement et en procédant à une répartition en 3 tiers du temps d’intervention durant la séance, dont les 2/3 consacrés au gouvernement et à la majorité, avec un ajout de 10 minutes accordé au chef de gouvernement (bonus), alors que l’opposition avec toutes ses composantes ne profite que du 1/4 de la durée de la séance ».

Selon le communiqué, le gouvernement et la majorité « ont violé la constitution en s’attachant à tenir la séance mensuelle le même jour et au même timing de la séance consacrée aux questions orales adressées au gouvernement, privant ainsi l’opposition d’un autre droit constitutionnel celui d’interpeller le gouvernement sur sa politique sectorielle ».

Dans ce communiqué, les groupes de l’opposition ont indiqué avoir insisté sur la nécessité de trancher définitivement trois questions, en l’occurrence « la consécration du droit de l’opposition à contrôler le gouvernement et à interroger son chef au sujet des questions essentielles et fondamentales intéressant le peuple marocain et revêtant un caractère d’actualité ». Il s’agit en outre de « faire la distinction entre les séances mensuelle et hebdomadaire consacrée aux questions sectorielles », poursuit le communiqué.

Les groupes de l’opposition soulèvent également la question de « la démocratisation de l’usage du temps imparti à la séance en accordant à l’opposition le droit d’exprimer son point de vue, selon le statut que lui confère la constitution, en particulier l’article 100 ».