L’ONDA va relever les tarifs du service Fast track

Les professionnels du tourisme dénoncent cette décision.

C’est une histoire qui risque de tendre la relation entre l’ONDA et les professionnels du tourisme. L’office s’apprête en effet à revoir à la hausse le tarif du service «Fast track», une prestation qui permet aux passagers de bénéficier d’un traitement rapide dans leur démarche de contrôle, de sûreté et d’inspection des bagages dans les aéroports.

Ce service existe depuis 2005 et n’a connu aucune révision tarifaire en dix ans, ce que l’ONDA juge anormal. Du coup, il a décidé de revoir son offre avec la mise en place de nouvelles procédures commerciales et contractuelles à l’instar de ce qui se passe dans le monde. C’est dans ce sens que des modèles de conventions ont été récemment présentés aux professionnels du tourisme. Mais ces derniers sont montés au créneau pour dénoncer l’impact que cette mesure pourrait avoir sur leur activité.

Selon eux, la nouvelle offre de l’ONDA se traduira par un relèvement des tarifs de 150 DH actuellement à 500 DH à partir du 1er janvier 2015. S’il ne fait aucun doute que cette mesure est de nature à renforcer les ressources de l’office dans un contexte où d’importants investissements sont menés pour améliorer la qualité des services dans les aéroports, elle pourrait néanmoins causer des conflits commerciaux entre les agences de voyages et les hôtels de luxe, d’un côté, et les tours-opérateurs étrangers, de l’autre. Dans la pratique, la relation entre les partenaires touristiques marocains et étrangers est régie par des contrats qui s’étendent, de par les spécificités du secteur, jusqu’à fin octobre de chaque année. Les contrats actuellement en vigueur prévoient donc des conditions basées sur les tarifs du Fast track actuellement en vigueur. L’introduction d’une nouvelle grille tarifaire à partir de janvier risque donc de tout chambouler.