Loi de finances : le RNI à  la rescousse de Benkirane

Il s’abstiendra de voter le projet de Budget.

Le RNI pourrait-il conforter l’Exécutif dans l’adoption du projet de Loi de finances ? C’est du moins ce qui ressort de cette réunion tenue, mardi 8 mai, par le groupe parlementaire du RNI à la deuxième Chambre (39 sièges). Les conseillers du parti de la colombe ont décidé de s’abstenir lors du vote en plénière, vendredi 11 mai, du projet de Loi de finances. Une position que le parti avait déjà adoptée lors du vote du texte à la première Chambre. Cette position améliorerait considérablement les chances des partis de la majorité de faire passer le texte. 

Le PJD n’étant représenté dans la Chambre que par trois conseillers de son bras syndical, l’UNTM, il compte sur le renfort de ses alliés, principalement l’Istiqlal et le MP. Mais il reste que les quatre partis de la majorité (PJD, Istiqlal, MP et PPS) totalisent à peine 96 conseillers alors que l’opposition (PAM, RNI, USFP, UC et FDT) est forte de 142 sièges. La Chambre compte également outre les petites formations, 20 conseillers sans appartenance politique qui pourraient voter avec la majorité.

Par ailleurs, confie une source gouvernementale, la majorité a convenu de faire passer quelques amendements proposés par les conseillers lors de la deuxième lecture du projet, en première Chambre. On précise toutefois que l’amendement relatif à l’institution d’un impôt sur la fortune proposé par le groupe de la FDT n’aura pas lieu.

Par ailleurs, les formations de la majorité ont peiné à défendre le projet au sein de la Chambre des conseillers. En atteste le rejet, mardi 8 mai, par la commission de la législation des budgets des départements du ministère de la justice, du ministère chargé des relations avec le Parlement, du ministère chargé de la fonction publique, des délégations de l’administration pénitentiaire et des droits de l’homme.