L’Istiqlal et l’USFP menacent de boycotter les élections

Le PJD exige que les présidents des futures communes soient nommés parmi les partis arrivés en tête des élections.

L’Istiqlal et l’USFP qui ont réuni leur état-major, mardi 17 juin, ont menacé de boycotter les prochaines élections locales «au cas où il y aurait davantage de preuves que le pays se dirige droit vers des élections orientées», précise un communiqué conjoint des deux formations de l’opposition.

Les deux partis exigent que, contrairement à ce que suggère le ministère de l’intérieur, l’ensemble des textes encadrant l’opération électorale soient amendés. De même, et ils rejoignent en cela le PJD (et sa matrice le MUR), les deux partis «réitèrent leur demande de créer une commission nationale indépendante pour superviser les élections».

Sauf que les islamistes, eux, ne s’arrêtent pas là. Et leurs exigences pour les prochaines communales ne servent qu’eux-mêmes. Le PJD demande, donc, que les futurs présidents de communes soient nommés parmi les partis arrivés en tête des élections et que le nombre des bureaux de vote soit revu à la baisse.

Leur nombre (environ 47 000 aux dernières élections) ne permet pas au PJD de placer ses militants dans tous les bureaux. Les islamistes exigent aussi, et c’est une condition indispensable pour eux, que les listes électorales soient entièrement révisées. Une condition que fait sienne, également, le CNDH qui a suggéré au moment de la présentation de son rapport d’activité, lundi 16 juin, devant les deux Chambres que les registres de la carte d’identité nationale soient adoptés comme électorat officiel.

Pour les autres formations, le PAM et le RNI notamment, elles ne voient aucun mal à ce que l’Intérieur s’occupe du processus électoral. C’est ce qui se fait dans la plupart des pays démocratiques. Cela d’autant que c’est le gouvernement qui organise les élections et que, jusqu’à preuve du contraire, le ministère de l’intérieur fait bel et bien partie de ce gouvernement.