L’inflation a stagné à 1,6% en 2016

Ce sont les prix des produits alimentaires qui ont le plus progressé.

L’inflation, appréhendée par l’indice des prix à la consommation (IPC), s’est établie à 1,6% au terme de l’exercice 2016, soit exactement le même niveau que celui de 2015.

Pour l’essentiel, l’inflation est d’ordre alimentaire: cette composante a en effet augmenté de 2,7%, alors que les produits non alimentaires n’ont progressé que de 0,7%, tirés principalement par l’hôtellerie et restauration (+2,5%) et, comme toujours, par l’enseignement (+2,1%).

Si l’on met de côté les produits à prix volatils, qui sont précisément, grosso modo, des produits alimentaires, l’inflation, dite alors sous-jacente, retombe à 1,3% sur l’année 2016, là encore comme en 2015, et même qu’en 2014 (+1,2%).

Inutile de rappeler que ces chiffres sont des moyennes, ne reflétant aucunement, par conséquent, le niveau des prix subi ou ressenti par chaque ménage ou chaque citoyen. De la même manière, l’inflation moyenne cache des différences entre les villes, qui vont de 1% seulement à Oujda (niveau le plus faible) à 2,3% à Al-Hoceima (niveau le plus élevé). Mais quoi qu’il en soit, la hausse de l’indice des prix reste tout de même assez faible, d’un point de vue macroéconomique en tout cas. Et cette situation ne date pas d’aujourd’hui. Depuis le fameux pic de 2008, avec une hausse de l’indice de 3,7%, l’inflation est restée à ce jour très largement inférieure à 2%. En moyenne, elle n’a pas dépassé 1,2% par an sur toute cette période. Le même constat vaut pour la période qui va de 2000 à 2007 : à l’exception des années 2002 (+2,8%), 2006 (+3,3%) et 2007 (+2,5%), l’inflation ressortait à moins de 2% d’une année à l’autre. Sur l’ensemble de la période, la moyenne annuelle était de l’ordre de 1,7%.