L’INDH fait du capital humain son fer de lance

Un bilan favorable à mi-parcours de la 3e phase de cette initiative. L’indice de capital humain est de 0,5 actuellement, avec pour ambition de le porter à 0,75 en 2035. Une enveloppe de 10 MMDH consacrée à la réalisation de 18 600 projets.

L’INDH fête sa 17e année ! Par la même occasion, elle dresse un bilan à mi-parcours de sa 3e phase, dont la particularité est de se focaliser sur la valorisation du capital humain et du potentiel des générations montantes du pays. L’intérêt est donc de se focaliser sur 2 domaines principaux: la santé et l’éducation.

L’INDH n’opte pas pour l’IDH, l’indice de développement humais tel qu’adopté par les institutions mondiales, mais plutôt pour l’ICH, indice de capital humain. Il est situé à un niveau de 0,5, soit une moyenne de trois composantes dont la santé avec 0,95, l’éducation avec 0,54 et la productivité de la prochaine génération de travailleurs 0,98. L’objectif à l’horizon 2035 est d’atteindre un ICH de 0,75 comme préconisé par le nouveau modèle de développement. Et selon les études internes de l’établissement, il est nécessaire d’agir sur plusieurs facteurs, à l’instar d’atteindre une durée de scolarité de 13 années, une proportion de 90% des enfants de moins de 5 ans, ayant une bonne croissance et une probabilité de survie de cette catégorie d’enfants de 90%. Le wali coordonnateur national de l’INDH, Mohammed Dardouri, ne manque pas de préciser qu’avec cet indice actuel, et en l’absence d’une bonne composante de santé et d’éducation, l’enfant perd 50% de ses capacités futures, entraînant ainsi des pertes pour toute l’économie du pays.

En tout cas, ce bilan qualifié d’honorable par le wali fait état de la réalisation de 18 600 projets, pour un budget de 10 MMDH, répartis en 4 programmes distincts. Il s’agit dans le 1er de combler les besoins au niveau des infrastructures et services de base. Le programme qui a drainé un budget de 1,9 milliard de DH a permis la réalisation de 1462 projets concernant aussi bien les routes et équipements culturels, l’électricité rurale, l’eau potable, la santé et l’éducation. Le 2e, lui, vise à accompagner les personnes vulnérables. Dans ce cadre, l’INDH a élargi la base de la population cible à 11 catégories au lieu de 8 dans la phase initiale et 10 dans la 2e. Ainsi, les efforts implémentés ont permis de mettre en place 3 247 projets, nécessitant un coût global de 1,5 MM DH, et ce, au profit de 133 000 bénéficiaires. Ces projets ont trait essentiellement au soutien à la construction, entretien et équipement des centres sociaux et à leur gestion, à l’acquisition d’ambulances, d’unités mobiles et de bus de transport…

En parallèle, l’INDH s’attelle à améliorer les revenus et à l’inclusion économique. En ce sens, le 3e programme a porté notamment sur la création de plateformes au profit des jeunes afin de leur offrir des services d’écoute et d’orientation, ainsi que d’accompagnement des porteurs de projets ou encore les chercheurs d’emploi. Dans ce cadre, l’INDH a lancé une initiative visant à inciter ces jeunes à investir, tout en leur offrant des services de suivi et d’accompagnement post-création ; cela, en plus de formations diverses autour de la création, de la gestion…. Elle touche les jeunes âgés entre 18 et 35 ans, avec certaines exceptions pouvant aller jusqu’à 45 ans, sans exigence de diplôme ou d’emploi. Pour ne rien oublier, l’INDH propose également une aide financière qui peut atteindre les 150 000 DH dans certains cas. En tout cas, ce 3e programme a permis de faire naître 4 867 projets, 99 plateformes, pour une enveloppe budgétaire de 741 MDH. Enfin, le 4e programme s’attelle surtout sur le capital humain, son renforcement et sa valorisation. A ce titre, l’institution s’est attardée notamment sur la santé et la nutrition de la mère et de l’enfant, l’enseignement primaire et le soutien à la scolarisation. Ce sont ainsi plus de 9 000 projets qui ont été mis sur pied, en faveur de 1,6 million de bénéficiaires, pour un budget de 3,5 milliards de DH. M.Dardouri se targue des réalisations de son équipe sur le terrain, portant aussi bien sur la sensibilisation des familles que sur les dangers des mariages consanguins par exemple, ou encore de la nécessité d’une bonne alimentation…