Les salafistes sur les pas du PJD

Le Parti de la renaissance et de la vertu (PRV), de Mohamed Khalidi, et les salafistes sont en train de reconduire, à  20 ans d’intervalle, la même expérience du PJD.

Le Parti de la renaissance et de la vertu (PRV), de Mohamed Khalidi, et les salafistes sont en train de reconduire, à 20 ans d’intervalle, la même expérience du PJD. Cinq personnalités du courant salafiste, dont les chioukhs les plus en vue comme Abdelwahab Rafiki, alias Abou Hafs, ont officialisé leur entrée à la direction du PRV dimanche 9 juin. Des tractations sont en cours pour convaincre d’autres personnalités salafistes à rejoindre ses rangs. L’initiative a été critiquée par certains pontes du PJD, qui se voit déjà perdre un pan de son électorat. En réponse à ces critiques, Abou Hafs confie que la démarche de leur adhésion au PRV, issue d’une scission en 2004 du PJD, a été concertée avec les amis de Benkirane. Ladite démarche présente d’ailleurs plusieurs similitudes avec le PJD. Les salafistes ont intégré un petit parti, quasi absent de la scène politique, qu’ils ne tarderaient pas à transformer en force politique. Ainsi, ils se font appuyer par une association de prédication, Annousra, comme c’est le cas du PJD par sa matrice le MUR. Pour compléter l’organisation, le PRV est sur le point de se doter d’un bras syndical. Abdessalam El Maâti, dirigeant syndical de l’UNTM en rupture de banc, depuis le dernier congrès du syndicat dirigé par Mohamed Yatim, avec sa centrale et ses amis feront l’affaire.