Les recettes fiscales baissent… sauf celles de l’IR

C’est le seul impôt qui ne connaît pas de baisse : l’impôt sur le revenu (IR) est en effet l’unique recette en croissance constante. A fin juillet 2015, l’IR a progressé de 7,1%, à  21,9 milliards de DH. En termes de structure, il occupe la troisième place dans les recettes ordinaires du Budget de l’Etat.

Le hic est que cette augmentation, sur la période considérée du moins, provient en totalité des traitements et salaires, selon les indications de la Trésorerie générale du Royaume. L’IR issu des autres sources (profits immobiliers, professionnels ou autres), qui, déjà, ne représente qu’un quart environ de la recette totale de cet impôt, a au contraire baissé.

Si la hausse de la contribution des salariés peut être vue comme un indicateur de l’augmentation des salaires et/ou de l’emploi, le fait que la part des autres assujettis à l’IR reste modeste et évoluant parfois à la baisse, ne serait quand même pas de nature à faciliter la réforme de cet impôt ; tout au moins dans le sens de son allègement sur les salariés. Le sujet a maintes fois été décortiqué, et le constat est invariablement le même : la charge fiscale sur les travailleurs est relativement lourde. Mais ça se passe toujours ainsi : quand on est seul à porter le fardeau, forcément on en ressent le poids…