Les promoteurs recensent les déficiences des villes nouvelles

Il n’y a pas que le département de l’Habitat qui veut redonner un coup de fouet aux villes nouvelles.

Il n’y a pas que le département de l’Habitat qui veut redonner un coup de fouet aux villes nouvelles. Les promoteurs immobiliers, réunis sous la bannière de leur fédération nationale (FNPI), suivent eux aussi le dossier de près. Une commission dédiée de la fédération qui a tenu sa deuxième réunion ce mois d’avril propose de traiter quelques urgences au niveau de Tamansourt et Tamesna. Pour la première ville nouvelle, les professionnels estiment qu’il faut traiter en priorité l’absence de ressources humaines suffisantes pour la gestion de la ville ainsi que le problème du manque de sécurité et de moyens de transport. La proximité d’une décharge du nouveau centre est également handicapante. Quant à Tamesna, les promoteurs estiment qu’elle pâtit essentiellement d’un manque d’accès routiers et d’insécurité en raison notamment d’un éclairage insuffisant. La ville est aussi pénalisée par l’absence de service dédié aux promoteurs au niveau de l’ONEE et plus singulièrement de l’absence de stations service. En outre, l’une comme l’autre, les deux villes souffrent d’un problème d’image et de communication de l’avis des professionnels. Conscient de ces déficiences, le département de l’Habitat a annoncé ces derniers jours un plan de 538 MDH sur 5 ans pour relancer la seule Tamesna. Les promoteurs en veulent manifestement plus et envisagent de demander audience au chef du gouvernement pour arbitrer entre les priorités identifiées.