Les photos de l’enfant syrien noyé illustrent le caractère « malfaisant » du trafic d’êtres humains

Les photos choc de l’enfant syrien noyé illustrent le caractère « malfaisant » du trafic d’êtres humains, a souligné vendredi le Premier ministre australien, Tony Abbott.

Les images du corps insoutenables d’Aylan Kurdi, âgé de trois ans, échoué sur une plage turque, rappellent la nécessité de mettre fin aux activités des bateaux des passeurs et confortent la politique d’immigration extrêmement restrictive de Canberra, a indiqué M. Abott.

Le gouvernement conservateur du Premier ministre australien avait organisé, après 2013, le refoulement systématique des bateaux de migrants qui arrivent dans ses eaux.

« C’est une photographie absolument déchirante que (…) pas un seul parent ne peut voir sans se sentir dévasté », a dit M. Abott, soulignant l’importance d’anéantir, à moyen et long terme, « ce trafic malfaisant ».

Les bâtiments de la marine interceptent les bateaux transportant des migrants et les renvoient vers leur point de transit, souvent vers l’Indonésie.

Les migrants qui parviennent à gagner les rives de l’Australie sont placés dans des camps de rétention sur l’île de Manus, en Papouasie-Nouvelle Guinée, ou sur l’île de Nauru, dans l’océan Pacifique.

Canberra n’autorise pas les demandeurs d’asile à s’installer en Australie. La seule option qui s’offre à eux est le retour dans leur pays, la vie dans les camps de rétention dans les îles ou au Cambodge, pays pauvre avec lequel l’Australie a conclu un accord.