Les patrons déçus par la Loi de finances 2014

Les discussions dont fera l’objet le projet de Loi de finances 2014 promettent une belle empoignade entre le gouvernement et le patronat.

Les discussions dont fera l’objet le projet de Loi de finances 2014 promettent une belle empoignade entre le gouvernement et le patronat. C’est que ce dernier n’est pas du tout content du projet tel qu’il a été déposé au Parlement. Et il le fait savoir publiquement. En tout cas, le président de la commission fiscalité à la CGEM, Abdelkader Boukhriss, qui était l’invité de la chaîne radio Aswat, a été très clair dans ce sens. Pour lui, à part deux ou trois points, comme la réforme de la TVA, l’abandon de la taxe sur le sable ou encore la révision du prix de vente au mètre carré pour le logement dédié à la classe moyenne, le gouvernement a pratiquement fait fi de tout ce que le patronat a proposé depuis longtemps et surtout n’a que très peu pris en considération les nombreuses recommandations des assises de la fiscalité. Déçus ? Visiblement, les patrons le sont.

Mais ils ne comptent pas pour autant déposer les armes. «Nous allons évidemment tout faire pour convaincre le gouvernement du bien-fondé et de l’urgence de certaines de nos propositions», annonce M. Boukhriss. Même si ce dernier ne l’a pas dit expressément, la CGEM garde bon espoir, surtout si l’on sait qu’elle aura en face d’elle des interlocuteurs qui connaissent bien le dossier et pourraient être sensibles aux arguments du secteur privé, notamment le nouveau ministre des finances, Mohamed Boussaïd, et son collègue de l’industrie et du commerce, Moulay Hafid Elalamy.

Les patrons entendent ainsi défendre certaines dispositions qu’ils estiment importantes. L’une d’entre elles concerne la fameuse contribution à la solidarité nationale qui, à leurs yeux, devrait être imposée uniquement aux sociétés et pas aux salariés. En matière de TVA, le gouvernement devrait, selon les patrons, apporter des dispositions pour éviter les retards de remboursement qui font qu’aujourd’hui les crédits de TVA grèvent dangereusement la trésorerie des entreprises.