Les partis passent à  la caisse

Au moins 11 partis sommés de restituer l’intégralité des aides qu’ils ont reçues.

Pour les partis politiques, c’est l’heure de passer à la caisse. Ils doivent tous produire un état de leurs dépenses pendant les dernières campagnes électorales. Le ministère de l’intérieur est bien en droit de réclamer des comptes aux formations politiques qui ont bénéficié d’une première avance sur les aides de l’Etat réservées au financement des campagnes électorales. Il est également en droit de réclamer l’argent qui n’a pas été utilisé par les partis. Ce qu’il vient de faire d’ailleurs. Jusque-là rien d’anormal. Sauf peut-être pour tous ces petits partis qui ont réclamé et perçu cette avance mais dont les candidats n’ont pas pu atteindre le seuil électoral. Dans ce cas, la perte est double, ils n’ont remporté aucun siège et ils doivent, en plus, restituer l’intégralité des aides qui leur ont été servies et qu’ils n’arrivent pas à réunir. Sur les 29 partis politiques ayant participé aux élections locales, 18 seulement ont pu remporter des sièges. Les 11 restants doivent restituer l’intégralité des aides.

Le montant de l’avance dépend du nombre des candidats et du taux de couverture. Deux autres tranches d’aides devraient être servies aux partis une fois le processus électoral bouclé. Elles seront calculées en fonction des sièges remportés et du nombre des femmes que le parti a réussi à faire élire. Au total, le ministère de l’intérieur devait engager quelque 300 MDH de subventions aux partis politiques pour couvrir leurs dépenses relatives aux campagnes électorales. Sur cette enveloppe, 150 MDH sont consacrés aux élections communales, 100 MDH aux élections régionales et 50 MDH aux élections de la deuxième Chambre. A la veille de ces élections, le ministère de l’intérieur avait incité les partis politiques à «adopter une comptabilité rigoureuse de dépenses électorales» et de rembourser le reliquat non dépensé dans des campagnes électorales.