Les NTI de plus en plus importantes dans l’activité  de l’entreprise

85% des chefs d’entreprises reconnaissent l’importance des nouvelles technologies de l’information dans leurs activités, selon le CMC.

Un sondage a été réalisé par le Centre marocain de conjoncture (CMC) courant 2019 pour recueillir les opinions des chefs d’entreprises marocaines sur l’importance de l’enjeu du numérique pour leurs activités. Ils ont tous considéré que les nouvelles technologies de l’information constituent un enjeu important. Un peu plus de 85% des participants à ce sondage les estiment comme prioritaires et le reste, soit moins de 15%, les trouve importantes mais non prioritaires. En outre, leur intégration dans les activités des entreprises marocaines reste différenciée. 51% des industriels jugent que le numérique est entièrement incorporé dans leur modèle d’affaires et dans leurs activités principales contre presque 44% d’entre eux qui estiment que ces technologies n’y sont que moyennement intégrées. S’agissant de l’état d’avancement de la transformation digitale dans leurs secteurs d’activité la majorité des responsables d’entreprise (56%) pensent que leurs entreprises ne sont que moyennement outillées en technologies de l’information et que leur utilisation est évaluée entre 25% et 50%. Presque 27% des sondés déclarent que ce niveau d’utilisation dans leurs secteurs d’activité est assez avancé et le situe entre 50% et 75% et à peu près 5% seulement le trouve très avancé et est de l’ordre de plus de 75%. La transformation digitale reste faible pour 12,2% des enquêtés : moins de 25%. Cependant, de nombreux facteurs limitent les investissements des entreprises dans le domaine des nouvelles technologies.

Au premier rang viennent les moyens financiers pour 27% des industriels, le manque de personnel qualifié pour 36,1%, l’insuffisance du savoir-faire pour 25%, la possibilité d’utilisations limitées pour 12,9%, les dispositions légales peu incitatives pour 17,9.

Dans le même rang sont classés également les frais d’utilisation et de conseil (10,8%), et le retour sur investissement incertain (12%).