Les finances publiques continuent de s’améliorer

Les finances publiques, telles qu’elles apparaissent dans les statistiques de la Trésorerie générale du Royaume (TGR), continuent leur orientation favorable, enregistrant au terme des huit premiers mois de l’exercice une hausse des recettes (5,6%) supérieure à celle des dépenses (2,9%). Ceci, alors même que les recettes non fiscales ont accusé une baisse de 7,2%. C’est dire le rythme relativement élevé de la croissance des recettes fiscales, qui ont bondi de près de 7%.

Ce bon comportement des recettes fiscales, on le doit surtout à l’impôt sur les sociétés qui a progressé de 18,8%, à la TVA (+7,8%) dans ses deux composantes, intérieure (+12,6%) et extérieure (+5,3%), et plus généralement à l’ensemble des impôts et taxes qui ont pratiquement tous enregistré des résultats positifs, à l’exception des droits de douane qui ont baissé de 7,2%. Comme les dépenses ordinaires n’ont augmenté que de 2,9%, sous l’effet de la baisse des intérêts de la dette (-3,9%) et de la quasi-stabilisation des dépenses de personnel (-0,4%), alors que les charges de compensation ont crû de 82,8%, le solde ordinaire du Trésor est excédentaire de 4,34 milliards de DH contre seulement 700 millions de DH un an auparavant.Compte tenu du montant de l’investissement, en recul de 4,3%, à 37,4 milliards de DH, le solde budgétaire enregistre un déficit de 25,2 milliards de DH au lieu de 28,9 milliards de DH en août 2016. Rappelons quand même que ce niveau de déficit pourrait être modifié, après retraitement par les services du Trésor, puisque à la TGR les dépenses sont présentées sur la base des émissions.