Les exportations en perte de vitesse à fin avril

Bilan en demi-teinte pour les échanges extérieurs sur les quatre premiers mois de l’année. A fin avril, le déficit commercial pointe à 52,5 milliards de DH contre 49,5 milliards un an auparavant, en hausse de 6%.

Le taux de couverture se déprécie ainsi légèrement pour se situer à 59,4% contre 60,1%. D’après les données provisoires de l’Office des changes, ce solde commercial s’explique par une augmentation des importations plus importante que celle des exportations. Les premières ont crû de 4,2%, hausse à attribuer essentiellement aux acquisitions de biens d’équipement (+15,6%), de produits finis de consommation (+16%) et de demi-produits (+10%). Cette tendance a été atténuée par la baisse des achats de produits énergétiques dont le montant a baissé de plus de 27%. Hors produits énergétiques, les importations auraient enregistré une augmentation de plus de 10,3%. De leur côté, les exportations ont vu leur rythme de croissance décélérer, ne dépassant pas 3% au terme du mois d’avril. Ce trend s’explique par le décrochage des ventes de phosphates et dérivés (en baisse de 6,1%) et la perte de vitesse de plusieurs secteurs exportateurs. A l’exception de l’industrie automobile qui continue de performer avec des ventes en progression de 15%, les autres métiers voient leurs exportations progresser timidement, voire stagner. Les expéditions de l’agroalimentaire ont fait un léger 3%, le textile et cuir et l’électronique pas plus de 5%. Tandis que les exportations de l’industrie pharmaceutique font quasiment du surplace.

Cela dit, le salut vient des touristes et de nos concitoyens à l’étranger. En effet, les transferts des MRE sont en hausse de 4%, à 19,4 milliards de DH. De même, les recettes touristiques se bonifient de 6,2%, à environ 17 milliards. La balance voyages fait ressortir ainsi un excédent en hausse de 7,8%.