Les enjeux économiques au coeur de la visite du souverain aux Etats-Unis

SM le Roi Mohammed VI, en visite aux Etats-Unis, est notamment accompagné de Mohamed Boussaid, ministre de l’économie et des finances, de Meriem Bensaleh Cheqroun, présidente de la CGEM et de Moulay Hafid El Alamy, ministre de l’Industrie, du Commerce, de l’Investissement et de l’Economie Numérique. Zoom sur les enjeux de cette visite…

La promotion du flux des investissements étrangers au Maroc

Mercredi, à Washington, le ministre de l’Economie et des Finances, Mohamed Boussaid, soulignait l’engagement « continu » du Maroc à améliorer le climat des affaires dans le Royaume et à y promouvoir le flux des investissements étrangers.

Prenant part à un déjeuner-débat avec les représentants de plusieurs grandes entreprises américaines et multinationales, celui-ci a indiqué dans une déclaration à la presse que cette rencontre s’inscrit dans le cadre de l’action continue du Royaume visant à attirer les investissements étrangers, tout en mettant en avant les opportunités et les potentialités qu’offre l’économie marocaine, outre les avancées réalisées en matière d’amélioration du climat des affaires au Maroc.

L’occasion de rappeler la forte volonté du Maroc de poursuivre les efforts visant la promotion des investissements à tous les niveaux, en particulier les investissements directs étrangers, et de renforcer le partenariat entre les secteurs public et privé.

Mais pour le royaume, il s’agit aussi de sensibiliser les investisseurs et les entreprises américaines et étrangères aux facilités et avantages offerts par l’Accord de libre échange liant le Maroc et les Etats-Unis depuis 2006, a-t-il encore dit.

La mise en place d’un nouveau modèle économique

De son côté, Mme Bensaleh Cheqroun a appelé à ouvrir le débat sur les différents objectifs communs visant la mise en place d’un « nouveau modèle économique » pour les relations et les échanges économiques et commerciaux entre le Maroc et les Etats-Unis.

Elle a relevé, à cet égard, que le Royaume dispose de plusieurs atouts au niveau sectoriel, ainsi qu’en terme de croissance et de compétitivité économique qui lui permettent de se positionner en tant que leader au niveau régional.

La présidente de la CGEM a aussi souligné l’importance de sensibiliser la communauté des affaires US des atouts du Royaume et d’explorer de nouveaux moyens visant à renforcer la présence des entreprises américaines au Maroc.

Zoom sur les bienfaits de l’Accord de libre-échange

Les relations politiques et diplomatiques liant Rabat et Washington datent du 18ème siècle.
Quant aux échanges commerciaux entre le Maroc et les Etats-Unis, liés par un Accord de libre-échange (ALE) en vigueur depuis 2006, ceux-ci n’ont pas cessé de progresser au cours des dernières années.

L’ALE avec le Maroc, le seul signé par les Etats-Unis dans tout le continent africain, a permis notamment de tripler le volume des échanges commerciaux entre les deux pays, depuis son entrée en vigueur en 2006.

Sans compter que l’Accord de libre-échange a également permis d’éliminer les droits de douanes sur plus de 95 % des biens et services échangés entre les deux pays, et d’ouvrir la voie à de nouvelles opportunités pour le commerce et les investissements.

Les échanges commerciaux bilatéraux ont ainsi enregistré en 2012 un chiffre record de 4,92 milliards de dollars, contre 2,25 milliards en 2007.

Parallèlement, quelque 120 entreprises américaines opèrent actuellement au Maroc où elles ont investi près de 2,2 milliards de dollars et créé plus de 100.000 emplois directs et indirects.
Le marché des produits agricoles et agroalimentaires marocains représente à lui seul de grandes opportunités  d’exportation et tire profit de cet accord de libre échange. Celui-ci porte d’ailleurs sur le maintien jusqu’en 2017 du port de Wilmington comme hub de distribution en Amérique du Nord des exportations de clémentines du groupe « Fresh Fruit Maroc », qui devront être marquées par une augmentation estimée à 30 % durant la saison actuelle (octobre 2013 – mars 2014).

Il prévoit aussi l’arrivée chaque année de 10 à 13 cargaisons à partir du Maroc, avec un volume annuel estimé à 35.000 tonnes de fruits.

Depuis 2000, date du lancement des exportations de « Fresh Fruit Maroc » vers le port de Wilmington, le groupe marocain a exporté plus de 242.000 palettes de clémentines d’une valeur marchande estimée à plus de 345 millions de dollars.

Preuve de ces relations commerciales fructueuses, le Maroc a fait son entrée, pour la première fois en 2011, au « Top 5 » des marchés arabes les plus importants pour les Etats-Unis, selon un classement établi par la Chambre arabo-américaine de Commerce (NUSACC) sur la base de statistiques officielles du gouvernement US.