Les élections partielles, un test de solidité de la majorité

Huit sièges sont à pourvoir, le PJD est déjà presque assuré d’en remporter deux.

Les premières élections partielles auront lieu le 14 septembre à Tétouan. Deux candidats s’affrontent pour le siège invalidé par la Cour constitutionnelle. Mohamed Idaomar, candidat unique de facto, est presque assuré de reconquérir son siège face à une candidate FGD aux chances quasi inexistantes. Aucun des cinq autres partis de la majorité n’a, en effet, présenté de candidat. Il en va de même pour le PAM qui justifie cette décision par des considérations d’ordre organisationnel. L’Istiqlal, en pleine préparation du congrès, a, lui aussi, décidé de laisser le terrain libre au PJD. Le parti islamiste semble également favori à Agadir où le siège occupé auparavant par le PAM a été annulé par la justice constitutionnelle. Là encore aucun des partis de la majorité n’a manifesté son intention de présenter un candidat et l’Istiqlal et le PAM ne semblent pas non plus intéressés par ce siège. A Taroudant, c’est presque le même scénario, sauf que cette fois, c’est le RNI en la personne de Hamid El Bahja qui tentera de récupérer, lui aussi sur un terrain libre de concurrence, son siège invalidé par la Cour constitutionnelle. Les élections partielles dans ces deux circonscriptions sont programmées pour le 5 octobre. Selon certains analystes politiques qui parlent d’une éventuelle entente entre les partis de la majorité, c’est l’USFP qui pourrait remporter, le 5 octobre, la circonscription de Béni-Mellal, également concernée par l’annulation d’un siège. Pour l’heure, le sort de la circonscription de Settat qui verra également l’organisation des élections partielles le 14 septembre n’est pas encore fixé. C’est également le cas des circonscriptions de Benslimane, où l’Istiqlal a perdu un siège, et d’Oujda où le PAM s’est vu invalider ses deux sièges pour lesquels la date des élections n’est pas encore fixée.