Les dépenses informatiques du secteur bancaire au Maroc sont les plus élevées

En augmentant de manière significative la part des dépenses consacrées aux logiciels et services informatiques tels que les services gérés, les banques seront les plus grands dépensiers informatiques en 2014, au Maroc, selon les pronostics 2014 du cabinet d’étude « International Data Corporation (IDC) ».

En augmentant de manière significative la part des dépenses consacrées aux logiciels et services informatiques tels que les services gérés, les banques seront les plus grands dépensiers informatiques en 2014, au Maroc, selon les pronostics 2014 du cabinet d’étude « International Data Corporation (IDC) ».

Selon le « Top 10 des prédictions du Marché Nord Africain en 2014 », l’année en cours sera marquée par une conscience croissante de l’importance des investissements informatiques, notamment au niveau des directions du système d’information (DSI) dans la région, avec des croissances prévues de 8,7 pc en l’Algérie, 8 pc au Maroc et 5,6 pc en Tunisie.

Pour les secteurs verticaux, ces investissements seront principalement entraînés par les secteurs de la consommation et de la finance, pressentis comme les plus grands marchés verticaux en 2014, estime IDC, initiateur de cette étude.

Au Maroc, l’accroissement des dépenses informatiques du secteur bancaire accordera moins d’importance aux infrastructures physiques dans les agences, en intégrant de nouvelles technologies telles que la mobilité des transactions financières ou Big Data dans l’analyse des données, poursuit la même source.

En Algérie et en Tunisie, les institutions financières se positionneront également comme les principaux dépensiers informatiques en 2014, relève en outre IDC dans ses prédictions 2014, en précisant que les banques algériennes devront adopter un processus de consolidation et de virtualisation de leur infrastructure, menant ainsi de grands projets dans le pays.

Et d’ajouter que les discussions au sein du gouvernement autour du rétablissement du crédit à la consommation en 2014 sont à un stade avancé, ce qui devra stimuler la consommation informatique, en permettant aux clients à faible pouvoir d’achat de se procurer plus d’appareils informatiques par le biais du crédit.

En termes de technologie comme les SW (softwares: logiciels) et les services, les marchés sont encore loin de la saturation, et compte tenu de la conscience croissante sur l’importance de ces technologies pour les utilisateurs finaux, IDC prévoit une croissance plus rapide l’année prochaine dans les SW et les services en comparaison avec les HW (hardware: matériel informatique) dans les trois pays.

Ainsi, au Maroc, les SW enregistreront une croissance de 13,5 pc, alors que les services vont augmenter de 10 pc et les HW de 7 pc.

L’Algérie enregistrera, quant à elle, une croissance de 13,6 pc pour les SW et 12,5 pc pour les services, tandis que HW devrait croître de 8 pc.

Pour la Tunisie, les SW et services augmenteront de 14,6 pc et 13,9 pc respectivement, tandis que HW devrait enregistrer une hausse de 2,9 pc.

Filiale de la société IDG, leader du marché de l’information dédiée aux technologies de l’Information, IDC analyse les évolutions des Technologies et des Industries afin de permettre aux entreprises, qu’elles soient actrices de marché ou utilisatrices des technologies informatiques et télécoms, de prendre des décisions stratégiques basées sur des données factuelles. Présente sur 110 pays, l’entreprise regroupe plus de 1.000 analystes qui lui apportent une expertise mondiale, régionale et locale sur les opportunités et les tendances.