Les coupes budgétaires « n’auront aucun impact » sur le citoyen marocain ou l’entreprise

« Le citoyen marocain ne sera pas touché parce que les 15 milliards de dirhams gelés concernent les crédits reportés de 2012 » et qui s’élèvent à  21 MMDH, a indiqué M. El Azami dans une déclaration en marge d’un débat sur « la conjoncture économique du Maroc ».

Les coupes budgétaires « n’auront aucun impact sur le citoyen marocain », ni sur les investissements des entreprises et établissements publics, a assuré, jeudi à Rabat, le ministre chargé du Budget, Driss El Azami El Idrissi.

« Le citoyen marocain ne sera pas touché parce que les 15 milliards de dirhams gelés concernent les crédits reportés de 2012 » et qui s’élèvent à 21 MMDH, a indiqué M. El Azami dans une déclaration à la MAP en marge d’un débat sur « la conjoncture économique du Maroc ».

« L’investissement global programmé pour 2013 n’a pas été touché », a-t-il dit, précisant que les coupes n’affecteront pas l’investissement des entreprises et établissements publics.

« Aucun projet en cours ne sera touché. Tous les projets en cours seront terminés et beaucoup de nouveaux projets seront réalisés », a-t-il ajouté.

Le ministre s’est montré rassurant à l’égard des investisseurs privés aussi, en mettant en exergue les mesures prises par le gouvernement pour accompagner ce genre d’investissements.

« Ce sont des mesures globales qui concernent la facilitation et l’accompagnement de l’investissement privé, et des 47 MMDH approuvés (en 2012) dans le cadre de la Commission interministérielle des investissements (présidée par le Chef du gouvernement), et aussi le renforcement des exportations et de la préférence nationale », a-t-il indiqué.

S’exprimant lors de ce débat, organisé par la Fondation diplomatique en présence d’une quarantaine d’ambassadeurs étrangers accrédités au Maroc, le ministre a brossé un tableau exhaustif sur la situation économique au Maroc.

Il a reconnu, à cet égard, qu’il y’a des difficultés « importées » en raison des chocs exogènes, notamment la récession dans la zone euro, qui a eu un effet considérable sur la demande extérieure, ainsi que la flambée des prix du pétrole et des matières premières.

En dépit de ces difficultés, le Maroc, qui a choisi l’ouverture politique et économique, connaît l’émergence de secteurs porteurs, à savoir les pièces automobiles qui a connu une évolution notable et l’aéronautique avec une hausse de 16 pc entre 2009 et 2012, a-t-il expliqué.

Interrogé sur le creusement du déficit budgétaire, M. El Azami a précisé qu’il est dû essentiellement à une facture énergétique lourde, la flambée des prix des céréales et à une hausse des importations de biens d’équipement.

Pour ce qui est du taux de croissance, il a estimé qu’il reste « positif », grâce à la confiance des partenaires étrangers qui accordent plus d’intérêt au secteur industriel, alors que leurs investissements étaient destinés avant à l’agriculture et au tourisme.

Cet intérêt s’est manifesté par l’inauguration, récemment à Casablanca, d’une plateforme logistique pour la distribution des produits pharmaceutiques du groupe Sanofi, d’un montant de 20 millions d’euros, a-t-il noté.

La Fondation diplomatique est une association nationale à but non lucratif au Maroc avec des bureaux à Paris.