Les banques françaises fragilisées par les impayés

Ils pèsent jusqu’à 14% de leurs encours de crédits.

Même si elles continuent d’augmenter, les créances en souffrance ne sont pas aussi préoccupantes en 2016 qu’elles l’ont été sur les dernières années. Du moins pour la majorité des banques. C’est ce qui ressort des chiffres compilés par le Groupement professionnel des banques du Maroc (GPBM), diffusés de manière restreinte. Sur fond de progression des créances à problèmes de 7,7%, à 62 milliards de DH pour tout le marché, BMCI et CIH enregistrent une hausse contenue autour de 2%. Crédit du Maroc profite même d’une baisse de plus de 8,5%. La Banque Populaire figure elle aussi parmi les bons élèves avec un rythme de progression moins important que celui du secteur, soit 5,6%. Les banques restantes limitent la progression à moins de 10%, alors que tout juste en 2015 les cas les plus préoccupants affichaient plus de 15% de hausse.

Il faut toutefois exclure du lot Crédit Agricole du Maroc qui subit un dérapage de près de 17%, à lier vraisemblablement à la mauvaise campagne agricole 2015-2016. S’ajoute à cela une progression de plus de 58% enregistrée chez Al Barid Bank, qui reste non significative du fait de la faiblesse du portefeuille de crédit de la banque.

Ces indicateurs sont, bien sûr, à coupler au taux des créances en souffrance au niveau de chaque banque, et, sous cet angle, Attijariwafa bank reste la plus performante avec une part de 5,7% contre 7,6% pour tout le marché. Les établissements les plus fragilisés, du fait de la relative étroitesse de leur portefeuille de crédits, sont les banques à capitaux français, notamment BMCI et Société Générale Maroc qui affichent un taux de créances en souffrance entre 13 et 14%, Crédit du Maroc étant pour sa part descendue en dessous de la barre des 10% grâce à ses efforts de récupération sur les dernières années.