Les agents immobiliers se préparent à la réglementation de leur profession

Les agents immobiliers ne se sentent plus de joie depuis que le nouveau gouvernement a inscrit dans son plan d’action l’adoption d’une loi sur l’intermédiation immobilière.

Cela fait en effet quelques années que les professionnels défendent l’idée d’un meilleur encadrement de leur secteur. Même si les professionnels ne se retrouvent pas entièrement dans les dispositions retenues par le département de tutelle (les opérateurs souhaitaient par exemple que la profession ne soit accessible qu’aux bac+2 alors que l’Habitat a abaissé la barre au niveau bac), ils considèrent déjà comme une grande avancée que l’Exécutif se penche sur la structuration de leur secteur en proie à une prolifération de l’informel. Cela étant, les opérateurs comptent bien suivre le texte tout au long de son circuit d’adoption pour faire passer à travers le Parlement certaines mesures jugées déterminantes. Pour assurer ce travail de suivi et plus généralement pour remplir la mission qu’elle se donne de professionnaliser le secteur, l’Association marocaine des agents immobiliers (AMAI) s’est tracé un plan d’action pour les trois prochaines années. Celui-ci érige la formation des opérateurs en priorité. Dans un premier temps, un sondage est mené auprès des opérateurs pour cerner les besoins en formation pour un démarrage du dispositif à partir de janvier 2018. Une autre grande priorité de l’association consiste à élargir ses rangs. L’AMAI qui a fait croître l’effectif de ses membres de 25% en moyenne par an depuis sa création en 2012, compte actuellement une centaine d’adhérents, à rapporter à 450 agences en exercice sur le marché national. A cet effet, l’AMAI s’est doté de commissions dédiées au recrutement de nouveaux adhérents, à la communication et à l’organisation d’évènements. Cela lui permettra, entre autres, d’approfondir son action dans les régions où l’association est en train de constituer un réseau de correspondants.