L’Egypte vote pour le successeur de Moubarak

Lors de ces élections, les candidatures de 13 personnalités représentant les islamistes, les libéraux, mais aussi d’anciens militaires ou encore des fidèles du régime Moubarak ont été validées par la haute commission.

Les Egyptiens sont appelés ce mercredi et demain jeudi à se rendre aux urnes pour élire leur président dans le cadre d’un scrutin, le premier à se tenir sous l’ère de la révolution.

Lors de ces élections, les candidatures de 13 personnalités représentant les islamistes, les libéraux, mais aussi d’anciens militaires ou encore des fidèles du régime Moubarak ont été validées par la haute commission.

Parmi les plus connus, figurent notamment Amr Moussa, ex-secrétaire général de la Ligue arabe et ancien chef de la diplomatie égyptienne, Ahmad Chafik, ancien ministre de l’aviation civile et qui fut nommé Premier ministre par Moubarak quelques jours avant sa chute du pouvoir, Abdelmoneim Aboul Foutouh, cadre réformiste des Frères musulmans et Mohamed Morsi, président du PLJ, ainsi que le nassérien Hamdine Sabahi.

Sur les 23 candidatures présentées, 10 ont été invalidées et un seul candidat s’est retiré de lui-même.

Le premier tour de l’élection présidentielle égyptienne se tiendra sur deux jours, les 23 et 24 mai avec, si aucun candidat n’obtient la majorité absolue, un second tour les 16 et 17 juin.

Le suffrage est ouvert aux Egyptiennes et Egyptiens âgés de 18 ans et plus, soit près de 51 millions de personnes. Le vote des expatriés pour le premier tour s’est tenu du 11 au 17 mai dans les ambassades et consulats d’Egypte.

Les bureaux de vote ont ouvert à 08H00 locales (06H00 GMT) pour fermer à 20H00 (18H00 GMT).

Les résultats du premier tour doivent être officiellement annoncés le 27 mai, ceux du second le 21 juin.

De nombreuses ONG égyptiennes et étrangères ont été autorisées à surveiller le déroulement des élections qui se tiennent sous la supervision de 14.500 magistrats.

D’après Farouk Soltane, président de la haute commission électorale, quelque 13.099 bureaux de vote et un comité judiciaire central dans chaque gouvernorat ont été mis en place dans le cadre de cette échéance, jugée cruciale dans un pays qui vit dans l’instabilité depuis plusieurs mois.

La même source a précisé que 65.000 personnes ont été également mobilisées pour assurer le succès de ce scrutin, faisant état d’une étroite collaboration avec les forces armées pour sécuriser l’opération électorale, notamment les bureaux de vote et le transport des urnes.

Fin avril, la Commission supérieure pour l’élection présidentielle a invité des organisations non gouvernementales (ONG) égyptiennes et étrangères à effectuer une mission d’observation.

Pour la première fois, ces organisations ont été autorisées à superviser toutes les étapes de l’élection présidentielle en Egypte, depuis la campagne électorale jusqu’au décompte des voix.