Le projet LGV Casablanca-Tanger affiche un avancement global de 50%

Ce projet a nécessité une enveloppe budgétaire globale de 20 milliards de dirhams, avec une participation de la France à  hauteur de 50%.

Le projet de Ligne à grande vitesse (LGV) Tanger-Casablanca affiche un avancement global de 50%, dont les phases d’études, de génie civil et des installations terminales, a annoncé, jeudi à Kénitra, le directeur général de l’Office national des chemins de fer (ONCF) Mohamed Rabie Khlie.

« Aujourd’hui, et après les phases d’études, de mobilisation des financements et des appels d’offre, le projet LGV marocain est désormais sur les rails d’une nouvelle étape de sa vie, qui consiste en les travaux de concrétisation conformément au planning prévu », a indiqué M.Khlie lors d’une première visite des chantiers de travaux de LGV à l’intention des médias nationaux.

« S’agissant des marchés de génie civil, ils ont été tous placés en intégrant pour la première fois dans les appels d’offre lancés, la clause de la préférence nationale », a-t-il précisé, ajoutant que 50% du budget des travaux de génie civil ont été attribués à des entreprises nationales.

Côté création d’emplois, M.Khlie n’a pas manqué de signaler que « pendant la phase des travaux, près de 30 millions de journées d’emploi direct et indirect sont générés, alors que pendant la phase exploitation, près de 1 500 emplois directs et 800 indirects seront également créés ».

Par ailleurs, M.Khlie a souligné que « ce projet permettra à travers la participation de plusieurs bureaux d’études marocains dans la maitrise d’oeuvre du projet, d’acquérir la technique industrielle de la LGV et un transfert local de compétences pour le déploiement de la suite du schéma directeur national de LGV de 1 500 km ».

Concernant le financement de ce projet ambitieux, M.Khlie a rappelé que cet investissement a nécessité une enveloppe budgétaire globale de 20 milliards de dirhams, avec une participation de la France à hauteur de 50%, des pays du Golfe à 25%, alors que les 25% restants sont financés par le Fonds Hassan II et le budget de l’Etat consacré à l’investissement.

Pour sa part, le directeur du pôle développement, Mohamed Smouni a fait valoir que le projet permettra l’accroitre le nombre de passagers, d’améliorer la sécurité routière et la protection de l’environnement, outre le volet création d’emplois.

La visite a concerné le chantier de construction du viaduc de Sebou qui enjambe le fleuve de rive en rive et nécessite un investissement de 129 millions de dirhams (MDH) et le chantier de travaux relatifs aux terrassements, mise en oeuvre de matériaux, ouvrages d’art courants et le rétablissement de voies de communication sur le site de Sebou.

Ce dernier chantier, qui a nécessité une enveloppe budgétaire de 250 MDH, traverse la commune d’ouled Slama et la commune urbaine de Kénitra et intègre les travaux de raccordement de la LGV à la liaison ferroviaire existante entre Casablanca et Fès et les travaux de génie civil.

Le chantier des travaux relatifs au traitement des zones compressibles, la réalisation de la « base travaux » de Kénitra, raccordée au réseau en exploitation et à la LGV en construction, ont été également visités ainsi que l’usine de traverses en béton précontraint qui produit 1 200 traverses par jour.