Le PJD plus divisé que jamais

La question du troisième mandat du Secrétaire général reste omniprésente.

Le PJD aura maintenu le flou sur le sort de son Secrétaire général sortant jusqu’à la fin. En aucun de ses sept précédents congrès, la question des statuts et des règlements n’a été aussi omniprésente dans les débats internes au point de recaler au rang marginal tout débat politique et tout questionnement sur le bilan du Secrétaire général sortant. Même lorsque le secrétariat général a rejeté l’idée d’amendement des statuts, notamment les articles 16 et 37, le conseil national a voté contre cette décision prise par l’une de ses commissions et que l’instance exécutive du parti est revenue à la charge pour clore définitivement ce dossier, rien n’y fait. Les partisans d’un rallongement de 4 ans du mandat du Secrétaire général ne semblent pas convaincus. Ils ont opposé des recours à toutes les décisions des instances dirigeantes et même mis en doute celle, en cours de finalisation, de l’instance d’arbitrage du parti. Loin de se déclarer vaincus ou convaincus, ils projettent de saisir, séance tenante, la présidence du congrès pour proposer au vote par les congressistes une proposition d’amendement des deux articles. Et pour ne rien arranger, voici que l’ordre du jour du congrès, validé par le conseil national, vienne, de nouveau, semer la confusion. Il propose en quatrième point, sans plus de détails, «l’adoption du projet d’amendement des statuts». Le congrès, qui se tient ces 9 et 10 décembre, s’annonce donc très chaud et d’éventuels débordements ne sont pas exclus. Et justement pour éviter ce genre d’imprévus, la séance d’ouverture a été réduite au strict minimum. Rien à voir avec les séances d’ouverture en fanfare avec invités de marque et discours pompeux d’avant. A la fin de la première journée, consacrée principalement aux questions procédurales, les congressistes vont élire les membres du conseil national. Le résultat sera annoncé le lendemain, dimanche, et sera suivi de la séance, tant attendue, consacrée à l’élection du futur Secrétaire général du parti.