Le PJD lance son opération « Marhaba »

Les MRE peuvent participer au prochain congrès du parti.

Après avoir promis de tout mettre en œuvre pour le vote des MRE aux prochaines législatives, le PJD leur ouvre grandes ses portes. Pour faciliter leur intégration dans les instances du parti, il adopte une clause sur mesure dans ses statuts. Ainsi, et contrairement au futur militant lambda, le MRE peut être considéré comme congressiste au prochain congrès qui se tiendra les 14 et 15 juillet, et donc avoir le droit de voter et d’être élu, même s’il n’a rejoint le parti que deux semaines avant le congrès. Les prétendants ordinaires, eux, doivent avoir adhéré au parti avant 2012, avec obligation d’honorer toutes leurs cotisations. Cette première étape leur ouvrira le chemin pour se présenter aux prochaines législatives.

Lors d’une rencontre avec les associations affidées au PJD en Espagne, le 17 mai, le chef du gouvernement, Abdelilah Benkirane, s’est engagé pour que les MRE soient représentés au Parlement par des élus dans des circonscriptions ouvertes dans leur pays d’accueil. Auparavant, le parti a énergiquement défendu le vote des MRE lors des débats de la loi organique de la première Chambre. Il est d’ailleurs le seul parti à avoir signé, en septembre 2011, une convention en bonne et due forme avec un collectif de 45 associations de MRE basées en Europe en vue d’un soutien électoral. Il est encore le seul à avoir fait élire sur sa liste nationale une députée MRE, Nezha El Ouafi, installée en Italie.

Aujourd’hui, selon les observateurs, le PJD se partage l’influence avec Al Adl wal Ihssane, dans des pays à forte présence marocaine comme la France, l’Espagne, la Belgique, l’Italie ou les Pays-Bas. Le PJD est également le seul parti à disposer d’une structure organisée dédiée aux MRE.