Le PJD lance son offensive de la rentrée

Une pluie de messages politiques dans une rencontre voulue interne.

De Abdelilah Benkirane à Aziz Rebbah, en passant par Mustapha El Khalfi, Abdallah Bouanou, Lahbib Choubani, ou encore Abou Zaid El Mouqrii, les ténors du PJD se sont succédé à la tribune du complexe sportif de Casablanca pour une véritable offensive communicationnelle de la rentrée. Certes, leurs interventions sont inscrites dans un cadre strictement interne, mais ils ont veillé à ce que la teneur de leur discours soit largement médiatisée. Ce qu’ils n’ont pas osé ou se sont retenus de dire depuis l’éclatement de la crise de la majorité, ils l’ont tous déballé au long des travaux de la 9e rencontre de la jeunesse du parti (du 25 août au 1er septembre). Les mises en garde de M. Benkirane, mais aussi ses évocations de plus en plus fréquentes des élections anticipées sont à ne plus compter.

Aziz Rebbah a, lui, stigmatisé la presse et les médias qu’il considère hostiles à son parti et dénoncé une «campagne acharnée de dénigrement» contre sa formation. Campagne, précise-t-il, qui «ne va pas nous empêcher d’honorer nos engagements». Mustapha El Khalfi a tenu à mettre en garde contre une idée qui veut «que le PJD a été empêché de travailler» et qui, selon lui, sape justement le travail et les efforts du gouvernement que dirige son parti. Il n’a pas manqué, non plus, de préciser que le bilan de ces presque deux années de l’action gouvernementale est, chiffres à l’appui, à la fois «positif et honorable».

Lahbib Choubani dénonce, lui, des «tentatives de brouiller les relations entre le PJD et la monarchie». Quant à cet autre trublion qu’est Abdallah Bouanou, il avance que le fait que le PJD soit aux affaires lui a valu plusieurs inimitiés, et de partout. Il est même allé jusqu’à comparer la situation actuelle à celle qui a prévalu au moment des attentats du 16 mai 2003.