Le niveau de vie des Marocains s’améliore de 3,5% par an

Les dépenses de consommation ont presque doublé depuis 2001.

Le niveau de vie des Marocains, de manière générale, s’est amélioré au cours des quinze dernières années (2001-2014), même si les disparités sociales et spatiales, tendanciellement en recul, persistent encore. Voici, sommairement résumées, les conclusions de l’enquête du HCP sur la consommation et les dépenses des ménages au Maroc, réalisée sur l’ensemble du territoire, auprès d’un échantillon de 16 000 ménages entre juillet 2013 et juin 2014. Cette enquête, dont les détails ont été exposés par Ahmed Lahlimi, Haut commissaire au Plan, mercredi 26 octobre à Rabat, montre que le niveau de vie, appréhendé par la dépense de consommation, a presque doublé sur la période considérée, passant de 8 300 DH en 2001 à 15 900 DH en 2014. Compte tenu du faible niveau d’inflation au Maroc, le niveau de vie a augmenté en moyenne de 3,5% par an au cours de cette période. Assez logiquement, cette amélioration du niveau de vie s’est traduite par une évolution jugée significative du modèle de consommation. C’est ainsi que, selon M. Lahlimi, la part de l’alimentaire dans le budget des ménages, à l’échelle nationale, a baissé de 41% à 37% sur la période, précisant toutefois que dans le milieu rural, les dépenses pour l’alimentation restent encore à un niveau élevé (47,3% contre 33,3% pour le milieu urbain). De la même manière, les 10% des ménages les plus défavorisés continuent d’y consacrer 50% de leur budget, tandis que les 10% les plus aisés ne dédient «que» 26% de leurs dépenses à l’alimentation. Le segment non alimentaire s’améliore également, puisque la part de consommation des biens et services de qualité (enseignement, culture, loisir, transport, hygiène et soins médicaux) est passée de 16,7% à 21,4%, avec toutefois des disparités sociales et territoriales qui restent à résorber.